La Française des jeux déboutée

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Robert Riblet l'avait clamé dans le Journal du Dimanche, sur Europe 1 et dans 20 minutes : les joueurs de la française des jeux sont "victimes de discriminations", "grattant parfois sans avoir aucune chance de gagner". Et pour cause : les tickets gagnants seraient répartis non pas aléatoirement mais très équitablement dans les carnets.

Selon lui, dans chaque carnet de tickets, dont la valeur totale est de 150 euros, il y a environ 50 euros (soit environ un tiers) de petits lots afin de maintenir l'addiction des joueurs, les deux tiers restant étant perdants.

Des propos qui n'ont pas vraiment plu à la Française des jeux (FDJ), qui lui avait intenté un procès en diffamation. Procès perdu cet après-midi, la 17e chambre correctionnelle ayant accordé à Robert Riblet le bénéfice de la bonne foi, estimant que le propos, "pour vif qu'il soit, ne dépasse pas les limites admissibles de la liberté d'expression dans une telle controverse".

En quelques années, ce sexagénaire qui dénonce le manque d'intégrité des jeux de grattage en France est devenu le cauchemar de la FDJ. Selon lui, l'opérateur de jeux n'aurait pas hésité à lui proposer 450.000 euros pour acheter son silence, ce que la FDJ a démenti.

Lors de l'audience, qui s'est déroulé le 22 octobre dernier, deux buralistes avaient témoigné avoir constaté que seul un lot significatif était présent par livret. Certains accros du jeu, au courant de la faille, augmentaient ainsi leurs chances de gagner en leur demandant de ne piocher que dans les livrets n'ayant pas fourni le précieux ticket. Des éléments qui, selon le tribunal confèrent "un assez large crédit aux faits objectifs" qu'il a relevés.

Par ailleurs, la FDJ fait l'objet d'une instruction à Nanterre pour "escroquerie et abus de confiance", à la suite d'une plainte de Riblet.

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