La "double casquette" de Woerth (presse nationale)
Gilles Klein - - 0 commentairesQuestions à l'Assemblée Nationale, intervention de Ségolène Royal dans le journal de 20 h, l'affaire Bettencourt devenue l'affaire Woerth s'envenime et fait à nouveau la Une de la presse nationale.
Libération mercredi 30 juin 2010 | |
| | "Tout le pouvoir est désormais pris dans la tourmente que traverse le ministre du Travail. La double casquette d’Eric Woerth, ministre et trésorier de l’UMP, sème le trouble dans la majorité. Hier, Ségolène Royal a carrément dénoncé « un système corrompu ». C’est dans ce climat qu’interviennent de nouvelles révélations sur des dons en liquide au bénéfice de plusieurs personnalités par l’ancienne comptable de Liliane Bettencourt." souligne le chapeau de Une du Parisien/Aujourd'hui en France (trois pages) Parisien/Aujourd'hui en Francemercredi 30 juin 2010 |
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| | "«Oui, ça va tenir, car Éric Woerth est un honnête homme ! Y a pas de lézard ! » À l’Élysée, la réponse fuse aussitôt dès lors qu’on interroge les conseillers sur une éventuelle démission du ministre du Travail. Pas de flottement donc au sommet de l’État au moment où beaucoup à gauche et même à droite s’interrogent sur le maintien ou non du ministre du Travail au gouvernement." "Nicolas Sarkozy, qui est déjà monté deux fois en première ligne pour soutenir publiquement Éric Woerth, devrait récidiver ce midi lors de la réception des députés UMP à l’Élysée." écrit le Figaro sous le titre "L'Elysée veut croire à une acalmie"
"Reste que l’ambiance politique est « déplorable » , selon un responsable de la majorité. « L’opinion est remontée. L’affaire des cigares de Christian Blanc est catastrophique et rejaillit sur le président » , analyse un autre qui se demande encore pourquoi Nicolas Sarkozy n’a pas coupé cette « branche pourrie » . « L’opinion attend qu’il supprime quinze ou vingt postes de ministres. À cinq millions d’euros économisés par ministère supprimé, le gain en terme budgétaire et en terme d’image serait vite à notre avantage ! », calcule ce ténor de l’UMP, totalement déprimé." |
"« Ce n'est pas bien. » C’est un ministre qui s’insurge ainsi contre les déclarations d’Alain Juppé et de Christine Lagarde dans l’affaire Woerth. L’ancien Premier ministre et la ministre de l’Economie ont ouvert une brèche dans la solidarité majoritaire en appelant Eric Woerth à une « clarification » sur le cumul de ses fonctions ministérielles avec celles de trésorier de l’UMP. François Sauvadet, président du groupe Nouveau Centre à l’Assemblée, a lui aussi jugé « souhaitable » cette clarification." La Tribune mardi 30 juin 2010 ![]() "Dans les conversations, enregistrées le 4 mars 2010, entre Liliane Bettencourt et son conseiller financier Patrice de Maistre, il est question d’un «chèque» de 7500 euros « à Nicolas Sarkozy ». Sur quel compte ? A quel titre, le chef de l’Etat n’étant pas en campagne électorale ? A l’UMP, on explique que la somme a dû être versée à l’association de financement du parti présidentiel, dont les comptes sont soumis à la commission des comptes de campagne. (...) L’UMP s’abrite derrière la loi qui interdit la divulgation des noms des donateurs pour éviter de donner des précisions sur les dons de l’héritière de L’Oréal. (...) il est possible de financer un parti politique à hauteur de 7500 euros par an et par personne physique" explique le quotidien La Tribune dans un encadré. | |
| | "L'affaire Bettencourt bouscule la majorité. Hier, le centriste François Sauvadet a souhaité que le ministre du Travail quitte son poste de trésorier de l'UMP. Christine Lagarde et Bernard Accoyer ont tenu des propos ambigus." remarque le quotidien Les Echos Les Echosmardi 30 juin 2010"C'est que la majorité et le ministre se trouvent face à un dilemme : le cumul est de plus en plus contesté, mais y renoncer risquerait d'apparaître comme l'aveu d'une faute, comme cela a déjà été le cas lors du départ de Florence Woerth de la société gérant la fortune de Liliane Bettencourt. « Bien sûr qu'il y a débat, mais il n'y a pas de solution », soupire un pilier du groupe UMP. Lors de la réunion à huis clos de députés du parti majoritaire hier matin, François Fillon a appelé les élus à avoir « les nerfs solides »" |

