Karachi : ramifications suisses (Le Temps)
Gilles Klein - - 0 commentaires"Lorsqu’est évoquée la corruption des élites pakistanaises, la Suisse n’est jamais bien loin. Durant dix ans, la justice genevoise a d’ailleurs enquêté sur un vaste réseau de sociétés destinées à enrichir l’actuel président Asif Ali Zardari." explique le quotidien suisse Le Temps dans un article illustré d'une photo de Sarkozy recevant Zardari le 15 mars 2009.
"Ces investigations, réunies dans une centaine de classeurs fédéraux, ont aussi porté sur le fameux contrat Agosta du 21 septembre 1994 – la vente de trois sous-marins par Paris pour 826 millions d’euros – dont les possibles turpitudes se sont déjà transformées en un feuilleton à scandale pour la droite et pour Nicolas Sarkozy." "Les ramifications suisses de ce dossier remontent à 1997 et au dépôt d’une demande d’entraide pakistanaise. Les nouveaux maîtres d’Islamabad visent alors les comptes du clan déchu de la première ministre Benazir Bhutto et de son mari, Asif Ali Zardari, soupçonnés d’avoir octroyé des marchés publics contre de confortables commissions. La requête pakistanaise énumère une série de contrats problématiques. L’inspection de marchandises par des sociétés suisses, la vente de tracteurs par la firme polonaise Ursus, les sous-marins français et d’autres encore." "Un autre protagoniste va apparaître (...) Il s’agit de l’avocat genevois Hans- Ulrich Ming, qui a aussi été le président de la Banque de Commerce et de Placements entre 1993 et 1997. Les actions de cet établissement étaient détenues majoritairement, entre 1976 et 1991, par la tristement célèbre Banque de Crédit et de Commerce international (BBCI), fondée au Pakistan et liquidée par les autorités de régulation américaines et européennes après un vaste scandale portant sur des fraudes et du blanchiment d’argent." | Le Temps vendredi 26 novembre 2010 |
"En mai dernier, le juge antiterroriste Marc Trévidic – qui enquête aussi sur l’attentat de Karachi – a déjà fait le voyage de Genève pour consulter la centaine de classeurs fédéraux de «l’affaire Bhutto». Ce magistrat a sollicité la transmission de documents très ciblés." ajoute Le Temps