Juppé, Copé, Sarkozy : tous émus par les familles de Karachi

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"Douleur des familles" "compassion pour les victimes" : pas un responsable UMP n'aborde la question de Karachi, depuis quelques jours, sans un hommage préalable aux familles. Un nouvel élément de langage ?

Dominique de Villepin "veut exprimer à l'ensemble des victimes la compassion qui est la mienne". Jean-François Copé trouve "l'affaire extrêmement douloureuse" et insiste "personne ne peut être autre chose que marqué par cette tragédie". Alain Juppé veut "penser aux familles, aux enfants de tous ceux qui ont payé de leur vie, leur travail au service de la France". Michel Mercier estime que la vérité "nous la devons d'abord aux familles des onze personnes assassinées à Karachi". Pour Nicolas Sarkozy "les commentaires des politiciens ne sont vraiment pas à la hauteur de la douleur des familles. C'est ça la seule chose qui compte. La seule."

L'unanimité de la compassion tranche avec les débuts de l'affaire. Le 19 juin 2009, au Conseil européen à Bruxelles, Nicolas Sarkozy en plaisantait. Il parlait alors de "fable", jugeait l'affaire "grotesque" avant de lance une plaisanterie douteuse et d'en rire.

Compassion et politiquepicto

(Par Marine Lathuillière)

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