Journalistes : un Afghan vaut-il un Britannique ? (Presse GB)

Gilles Klein - - 0 commentaires

Les médias ont évoqué la libération d'un journaliste britannique du New York Times prisonnier des Talibans. Mais la mort d'un journaliste afghan au cours de cette opération, et celle d'un soldat britannique, ont beaucoup moins intéressé la presse.


"Pourquoi avez-vous tué mon fils" titre le quotidien britannique The Independent, en citant le père de Sultan Munadi, journaliste afghan, qui servait d'interprète à Stephen Farrell, le journaliste du New York Times.

Selon le père de Munadi, son fils lui a téléphoné 90 minutes avant l'assaut britannique, pour le rassurer en parlant de négociations qui allaient aboutir à leur libération prochaine.

Farrel voulait enquêter à Kunduz sur la bavure de l'Otan qui a bombardé des camions-citernes entourés de civils à la demande d'un colonel allemand.

The Independent vendredi 11 septembre 2009picto





En bas de la Une, The Independent souligne que Gordon Brown, qui s'était félicité du succès de l'opération, recule face à la polémique. Il déclare maintenant n'avoir été que vaguement consulté, ajoutant que la décision de l'assaut a été prise par le ministre des Affaires étrangères et celui de la Défense.

"La polémique contre l'opération de sauvetage augmente" titre la double page

"Le colonel allemand n'a «pas respecté la procédure»", titre The Independent dans une colonne sur la droite de la double page, en citant l'enquête de l'armée allemande. Celle-ci a montré que les camions enlisés dans le sable où ils étaient immobilisés ne représentaient aucune menace, explique le quotidien.

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