Jean Sarkozy "Sacrifice du fils" (presse nationale)

Gilles Klein - - 0 commentaires

Le renoncement de Jean Sarkozy, en direct dans le 20 h de France 2, jeudi soir, fait la Une de la presse nationale vendredi 23 octobre 2009.



Le Figaro : "Le sacrifice du fils pour son père. Jean Sarkozy ne présidera pas l’Établissement public d’aménagement de la Défense (Epad). Le conseiller général de Neuilly l’a a annoncé lui-même, hier soir, au journal de 20 heures de France 2, préférant ne pas gêner plus longtemps son président de père. (...) Ce coup de théâtre met un terme à ce qui ressemblait depuis deux semaines à un psychodrame pour la majorité. Rassuré par l’élection dimanche de David Douillet dans les Yvelines, l’Élysée a d’abord espéré que la tension retomberait. En vain. (...) Mercredi, à Tours, le député UMP Philippe Briand a fait rire une assemblée de militants en racontant qu’il allait « baptiser une rue “Jean Sarkozy” et une autre “papa m’a dit” dans ( sa) ville de Saint-Cyr-sur-Loire. »"



Aujourd'hui en France/le Parisien : "C'est à l’Elysée que l’opération s’est nouée hier, en fin de matinée. Après l’avalanche de critiques en France et à l’étranger, Nicolas Sarkozy et son fils ont convenu ensemble qu’il était temps de jeter l’éponge. Non sans regrets. « C’est totalement injuste pour Jean, qui est intelligent et travailleur, mais la situation n’était plus tenable sur un plan humain », explique un ami de la famille. « La presse s’est déchaînée de façon insensée, les caricaturistes l’avaient pris pour cible, il ne pouvait plus faire un pas dans la rue sans qu’on lui parle de ça. Il y a un moment où il faut savoir dire stop. »



"Ce devait être aujourd’hui, à Nanterre, un sacre planétaire sous l’œil de plus de 200 journalistes. C’est depuis hier soir une sortie par la petite porte, assortie d’une manœuvre. Jean Sarkozy, 23ans et une année d’étude en droit, renonce à briguer la présidence de l’Epad, qui régit le plus grand quartier d’affaires d’Europe. Mais il se portera bien candidat ce matin pour en être le simple représentant des Hauts-de-Seine au conseil d’administration. Il l’a annoncé hier, lors du journal du soir de France2, non sans dénoncer «une campagne de manipulation et de désinformation». Pour expliquer son recul, il a assuré ne pas vouloir d’une «victoire entachée d’un soupçon de favoritisme»" explique la page de droite.

"Il faut se souvenir de Frédéric Lefebvre.(...) Ses dénonciations exaltées de «ces vilenies quotidiennes […] qui sont propagées à la fois par l’opposition et surtout par un certain nombre de journalistes». La presse donc, comme principal responsable d’une lâche chasse à l’homme orchestrée contre le fils du Président, qui s’est dit lui-même hier victime d’une «campagne de désinformation et de manipulation». Mais voilà, le renoncement de Jean Sarkozy à la présidence de l’Epad montre autre chose. Il sonne comme un aveu. Celui d’un Président qui a compris qu’il est allé un peu trop loin dans l’exercice personnel de son pouvoir" souligne l'éditorial


Libération vendredi 23 octobre 2009






Le ton est neutre dans la page des Echos, purement informative : "Coup de théâtre de dernière minute hier soir. (...) Le jeune conseiller général du canton de Neuilly-sud a observé ces derniers jours « beaucoup d'excès, de caricatures, d’outrance et de vrai aussi. » « J'ai beaucoup écouté, réfléchi, je ne veux pas d'une victoire qui porte le poids d'un tel soupçon, [...] de ce soupçon de favoritisme, de passe-droit »"



Contrairement aux Echos, La Tribune fait une lecture politique du renoncement de Jean Sarkozy.

"Depuis quinze jours, la Sarkozie était prise sous la mitraille. L’annonce de la probable élection de Jean Sarkozy, fils cadet du président, à la tête de l’Établissement public de La Défense (Epad) était venue transformer en enfer les tranchées des parlementaires UMP, déjà malmenés dans leurs circonscriptions au sujet de l’affaire Frédéric Mitterrand et des projets fiscaux du gouvernement. En annonçant le retrait de sa candidature, hier soir sur France 2, le jeune conseiller général de 23 ans a tiré publiquement les conséquences d’une polémique qui avait allègrement franchi les frontières de l’Hexagone, au milieu des accusations de « népotisme » lancées par l’opposition de gauche."

"Le chef de l’État, qui s’engage dans une des réformes les plus difficiles de son quinquennat avec le texte sur les collectivités territoriales, sait qu’il a besoin d’une majorité soudée. Mais « l’affaire Jean Sarkozy » avait réveillé à droite ceux qui avaient déjà condamné le premier acte « bling-bling » du quinquennat, avec la soirée au Fouquet’s"

Un élément de notre dossier Prince Jean, ex-futur président de la Défense

Lire sur arretsurimages.net.