Jean-Luc "une fois sur deux" Hees

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Selon les calculs d'@si, les chroniques de Stéphane Guillon risquent de ne pas faire long feu sur France Inter. Explication en chiffres.

Interrogé par le CSA sur Stéphane Guillon, Jean-Luc Hees, désigné par l'Elysée pour devenir président de Radio France, a eu ces mots : "J'ai recruté Stéphane Guillon, il y a une dizaine d'années. (...) C'est un garçon qui se définit lui-même, je crois, comme un 'sale gosse'. Ça ne me pose pas de problème particulier qu'on soit un sale gosse. Ce qui m'ennuie parfois, c'est le mélange des genres entre chroniqueur et humoriste... Il me fait rire une bonne fois sur deux. Je suis convaincu qu'il a beaucoup de talent, Stéphane Guillon. Dans l'humour, il y a deux bornes : la diffamation est hors de question (...) et puis on ne peut pas insulter."

"Une bonne fois sur deux", ce n'est déjà pas si mal. Mais est-ce suffisant pour Jean-Luc Hees ? Pas sûr. En effet, comme l'a noté notre @sinaute sleepless, il faut remonter en 2003 pour le savoir. Il avait alors déclaré à Libération : "Une chronique, il faut que ce soit bon neuf fois sur dix et pas une fois sur deux".

Il évoquait alors le cas de Martin Winckler, médecin écrivain et chroniqueur sur France Inter. Après une chronique critiquant les lobbies pharmaceutiques, le médecin avait appris qu'il ne serait pas reconduit sur Inter à la rentrée suivante. C'était au mois de juillet. La semaine suivante, en lieu et place de sa chronique, un droit de réponse du fameux lobby. Hees, alors directeur de la station, avait été soupçonné d'avoir cédé aux pressions des laboratoires pharmaceutiques.

Libération avait alors relayé ses dénégations : "Je n’accepte pas qu’un petit médecin mégalomane insinue des choses pareilles, tonne Jean-Luc Hees. J’ai 52 ans, je dirige cette antenne depuis cinq ans et, sur mon honneur, je vous jure que je n’ai pas subi de pressions!" Pourquoi licencier Winckler alors? "Une chronique, il faut que ce soit bon neuf fois sur dix et pas une fois sur deux".

Mal parti pour Guillon, donc.

Et vous pouvez vous replonger dans notre dossier Hees, l'Elysée s'offre Radio France.

 

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