Japon : les "réfugiés du Net" (Le Figaro)
Gilles Klein - - 0 commentaires"Comme dans beaucoup d’autres cybercafés japonais, la plupart des clients de M. Sato habitent ici. Leur chambre ? L’une des 68 petites loges sombres protégées par une porte à battant, où tremble la lumière d’un PC." raconte Le Figaro
"Comme dans beaucoup d’autres cybercafés japonais, la
plupart des clients de M. Sato habitent ici. Leur chambre ? L’une des
68 petites loges sombres protégées par une porte à battant, où tremble
la lumière d’un PC." raconte Le Figaro
"Un phénomène en pleine expansion. On les appelle les neto nanmin les «
réfugiés du Net ». Le manager en chemise blanche, un peu gêné : « Euh,
nous n’utilisons pas ce mot. Il se trouve seulement que nous avons des
clients qui restent plus longtemps que les autres. » Combien ? « Bon,
20 % sont là depuis plus d’un mois et le reste continue à prolonger. » (...)" |
"Les « réfugiés » des cafés Internet sont en augmentation dans un Japon où 30 % des travailleurs sont des intérimaires, y compris dans les grandes entreprises, où le fameux « emploi à vie » n’est plus la règle. Difficile, dans ces conditions, de trouver un appartement à louer. Le logement social n’est pas une priorité au Japon, et les propriétaires rechignent à louer à des employés en CDD. Les moins bien armés dans la vie, ceux qui ne trouvent pas d’amis pour les héberger, échouent dans les cybercafés."
