Italie : haro sur les yachts de luxe (presse internationale)
Gilles Klein - - 0 commentaires
Hier c'étaient les ministres britanniques qui étaient invités à utiliser moins de voitures avec chauffeur, et plus souvent les transports en commun (comme @si le signalait). Aujourd'hui, un autre geste symbolique en Italie, fait la Une. Alors que le gouvernement italien annonce son plan d'austérité (entre autres le salaire des ministres baisserait de 5% tandis que l'âge de la retraite passe de 60 à 65 ans) on parle de la saisie, pour fraude fiscale, du palace flottant de Flavio Briatore, ancien patron italien de Renault F1.
Le yacht à moteur Force Blue mesure 60 m de long. Il abritait la femme et l'enfant de Briatore qui ont été invités à rester à terre. Naviguant sous pavillon d'un paradis fiscal, les iles Caïmans, le bateau est officiellement loué par Briatore, mais il en est le seul utilisateur, et il est accusé, entre autres de ne pas payer la taxe sur les carburants (800 000 €/an).
L'histoire (censée illustrer la politique de rigueur ?) est en bas de la Une du quotidien italien La Stampa, et du britannique Financial Times avec une photo de Briatore, ce mercredi 26 mai. Le Financial Times souligne que cela peut inciter tous les propriétaires de super yachts à ne plus fréquenter les eaux territoriales et les ports italiens.
Mais comme le montrent les Unes d'autres quotidiens de la presse italienne, l'information date un peu. Les quotidiens Il Mattino et Il Messagero l'avaient mise à la Une dès le 22 mai.