Israël, journaliste accusée d'espionnage : suite
Gilles Klein - - 0 commentairesL'interdiction faite à la presse israélienne (signalée par @si) d'évoquer le cas d'une journaliste accusée d'espionnage a été levée jeudi par une décision de justice, signale la presse internationale. Exemples.
Anat Kam, 23 ans "est accusée d'avoir transmis plus de 2 000 documents de l'armée pendant son service militaire entre 2005 et 2007 à un journaliste" du quotidien israélien Haaretz. Ceci alors qu'elle était employée au bureau du commandant central de l'armée. Elle est accusée d'espionnage et risque 14 ans de prison, alors que son avocat estime qu'elle "n'a, à aucun moment menacé la sécurité d'Israël" explique le New York Times
Par ailleurs, dans un éditorial, très sévère, Haaretz accuse les services secrets israéliens, le Shin Bet, d'avoir trahi leurs engagements, dans cette affaire. Tous les articles publiés par Haaretz en s'appuyant sur certains documents militaires, dont celui consacré à des assassinats illégaux de militants palestiniens, ont été approuvés, avant publication par la censure. Le Shin Bet a demandé à Haaretz de rendre les documents qu'il détenait. En échange, il s'engageait à ne pas demander, ni mettre en cause les sources de Haaretz. Mais une fois les documents rendus, Anat Kam a été arrêtée et inculpée.
Le patron du Shin Bet estime "que ce sont des documents que certains pays ennemis d'Isarël seraient heureux d'avoir en main". Haaretz répond que "ces pays seront tout aussi heureux de voir, qu'Israël fait comme eux, en bafouant les principes démocratiques de la liberté de la presse"
New York Times et De Morgen (Belgique) avec photo en bas de page
Wall Street Journal (USA), The Guardian (Grande Bretagne)