Iran : vidéos militantes, encore

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Les médias étrangers étant largement interdits d'exercice en Iran, ce sont des vidéos militantes, comme en juin dernier, qui témoignent de la répression contre les manifestations de l'opposition, qui ont éclaté en cette fin d'année. Depuis dimanche, l'Iran connait une nouvelle vague de violence entre la police et les manifestants de l'opposition au régime du président Mahmoud Ahmadinejad. Le Post.fr a mis en ligne plusieurs vidéos, parfois violentes, des affrontements qui se déroulent dans plusieurs ville iraniennes. Ces images (et leur mode de publication) ressemblent fortement à celles des manifestations qui ont suivi l'élection contestée de Ahmadinejad à la tête de l'État iranien en juin 2009

 

Dimanche 27 décembre, se déroulaient les cérémonies de l'Achoura, qui correspond à une journée de deuil religieux commémorant le martyre de l'imam Hossein, une figure centrale du chiisme. A Téhéran, à Tabriz, ou à Ispahan, les manifestations ont tourné à l'émeute. Des milliers d'opposants profitant de l'affluence ont subi une violente répression.

Ici, une vidéo au cœur des heurts entre forces de l'ordre et manifestants picto


Les médias étrangers sont interdits en Iran. Internet semble être l'unique moyen pour les Iraniens d'informer, via des photos et vidéos prises avec des téléphones portables, qui sont ensuite publiées sur les sites de réseaux sociaux comme Twitter, Facebook, ou YouTube. Des vidéos d'une extrême violence sont accessibles, montrant des personnes abattues en pleine rue. Cela ne peut que rappeler les manifestations et émeutes qui ont suivi l'élection de Ahmadinejad en juin dernier. On se souvient de Neda, une jeune femme mourante en pleine rue et dont la vidéo avait été diffusée via Internet.

Cette fois-ci, c'est la vidéo d'un homme agonisant et de manifestants qui tentent de lui venir en aide qui semble la plus insoutenable.

pictoAttention, cet extrait ne doit pas être vu par un public sensible

De nouveaux affrontements qui rappellent ceux qui suivirent l'élection de Ahmadinejad, et que nous avions traités dans notre dossier Iran : Tumultes et opacité.

(Par Johanne Burgell)

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