Interview anti-Fillon : Copé patauge
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La "fausse" interview en était bien une vraie.
Hier, le site du Nouvel Observateur a publié une courte interview de Jean-François Copé, où le secrétaire général de l'UMP attaquait François Fillon. Il assurait qu'il n'avait "aucune raison de désavouer Rachida Dati", après la violente charge de la députée européenne, et maire du 7e arrondissement de Paris, contre le Premier ministre. Le patron de l'UMP ajoutait également n'avoir "jamais entendu François Fillon désavouer quiconque" lorsqu'il était lui-même (Copé) attaqué par "Xavier Bertrand, Christian Estrosi, Laurent Wauquiez ou Dominique Bussereau". |
La réaction de Copé ne s'est pas fait attendre. Dès mardi soir, il a publié un communiqué où il qualifie l'interview de "factice" et de "totalement imaginée", et a "démenti formellement" auprès de l'AFP ses "propos prêtés à l'endroit du Premier ministre". Selon Le Figaro, il a même écrit au Premier ministre pour lui dire que "tout était faux".
Mais l'explication de Copé est moins claire que ne le laissent penser ses quelques mots indignés. Il reconnaît en effet une "conversation informelle de quelques minutes" avec Carole Barjon, la journaliste du Nouvel Obs, et dénonce la façon "fallacieuse et même scandaleuse" dont ceux-ci ont été "présentés et retranscrits". Tout ceci en maintenant qu'il n'a jamais "accordé d'interview"… Interrogé ce matin sur Europe 1 par Jean-Pierre Elkabbach, Copé est resté sur cette ligne floue, pressé de passer à un autre sujet |
Le Nouvel Obsevrateur a publié cet après-midi un article sur son site, mettant les choses au point, et remettant le dirigeant de l'UMP à sa place. "Quels sont les faits ? Jean-François Copé a reçu Carole Barjon dans son bureau au siège de l'UMP jeudi dernier de 18h35 à 19h10, soit 35 minutes, et non pas dix minutes entre deux portes comme il l'affirme. Les propos qu'il a tenus étaient clairement "on ", puisqu'à un moment donné, il a précisé à propos d'une autre personnalité de l'UMP : "ça, c'est off ". Les questions posées par notre journaliste étaient courtes et précises, les réponses rapides et directes, ce que l'interview reflète fidèlement. De toute évidence, Jean-François Copé savait ce qu'il voulait dire et faire passer."
Le magazine précise même que le lendemain de la rencontre, Barjon a contacté l'attaché de presse de Copé pour lui demander s'il "pensait s'exprimer de nouveau sur le sujet de la droite parisienne dans les jours suivants, en lui précisant que ces propos tenus "on" lui semblaient fort intéressants". L'attaché de presse n'a pas bronché.
