Hortefeux / vidéo : journaliste entendu par la police
La rédaction - - 0 commentairesUn journaliste du Monde.fr a été entendu par la police à la suite de la plainte d'un jeune militant UMP pour "insultes et injures à connotations raciales, incitation à la haine raciale et menaces de mort". Le journaliste avait détourné une video défendant le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux après sa célèbre phrase : ""Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes."
| Un journaliste du Monde.fr a été entendu par la police à la suite de la plainte d'un jeune militant UMP pour "insultes et injures à connotations raciales, incitation à la haine raciale et menaces de mort". Le journaliste avait détourné une video défendant le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux après sa célèbre phrase : ""Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes." |
Vous souvenez-vous d'Amine Benalia-Brouch ? Ce jeune militant UMP avait connu une célébrité soudaine après l'université d'été de l'UMP. C'était à son sujet que Brice Hortefeux avait prononcé sa célèbre phrase : "Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes."
Peu après la diffusion de cette vidéo par lemonde.fr, Benalia-Brouch avait répondu à la polémique en prenant la défense de Brice Hortefeux, assurant qu'il n'y avait eu "aucun dérapage" dans une vidéo postée sur Youtube.
Aussitôt, les internautes s'étaient emparés de la vidéo, s'amusant de l'affaire dans des détournements divers. Exemple : dans la vidéo-témoignage d'Amine, un internaute facétieux avait ajouté des plans de Brice Hortefeux portant des panneaux pour dicter les phrases du jeune homme. Sur une autre version de la vidéo, une ombre de kalachnikov avait été ajoutée en premier plan, sous-entendant que le jeune militant parlait sous la menace. Pour plus de réalisme, des bruits de de chargeurs automatiques avaient été ajoutés.
Sous la vidéo, les commentaires des internautes étaient parfois très violents. D'ailleurs, le jeune homme avait porté plainte pour insultes et injures à connotations raciales, incitation à la haine raciale et menaces de mort. "Certains internautes se sont déchaînés mais nous avons essayé de cibler, dans cette plainte, les messages les plus insupportables", avait alors déclaré son avocat. Une enquête avait été confiée par le parquet à la brigade de recherche de la gendarmerie de Dax et à la section de recherche de Pau, chargées notamment d'identifier les adresses IP afin de remonter jusqu'à la source des messages.
En remontant jusqu'à ces sources, les policiers ont découvert que c'était un journaliste du Monde.fr qui avait mis la vidéo "kalachnikov" en ligne, révèle ce matin Le Parisien (qui avait à l'époque consacré une page entière au "cauchemar d'Amine"). Le journaliste, entendu par les policiers, a reconnu être l'auteur de la vidéo. Cependant, il n'a été entendu qu'à titre de témoin : la plainte vise un commentaire raciste et non la vidéo en elle-même, contrairement à ce qu'avance ce matin Le Parisien. Contacté par @si, le rédacteur en chef du Monde.fr Alexis Delcambre a précisé que lemonde.fr n'était pas "directement concerné", puisqu'il s'agissait d'une "initiative personnelle".
On peut signaler que lefigaro.fr a été beaucoup plus prompt à reprendre cette information parue ce matin dans Le Parisien qu'il ne l'avait été à reprendre la vidéo le jour où elle était sortie.
"Quand il y en a un, ça va" : la vidéo analysée par @si, c'est ici. La vidéo débattue dans Ligne j@une, c'est par là.