Hollande veut-il la tête de Mougeotte ?

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Promis juré, François Hollande n'a pas lancé la chasse au Mougeotte, comme l'affirme le site Electron libre. Ou si ses équipes l'ont fait, il désapprouve.

Le candidat socialiste a dû démentir auprès de l'AFP les accusations de l'UMP, qui assure qu'il aurait demandé au groupe Dassault la tête du directeur du quotidien dont il est l'actionnaire, Le Figaro.

Tout a commencé il y a cinq jours, avec la publication sur le site Electron Libre d'un article assurant que "François Hollande n’apprécie pas les prises de position partisanes d’Etienne Mougeotte" et qu'il "en a informé l’actionnaire du journal, le groupe Dassault".

"La maison mère du Figaro (…) aurait été contactée quelques jours avant l’émission par des émissaires de l’équipe de François Hollande porteurs d’un message «bienveillant»..., assure, sans avancer aucune preuve, Electron Libre, site à la fiabilité douteuse. En substance, voici le message qui a été formulé avec la langue diplomatique qui convient à ce genre de missive, mais que l’on peut ainsi résumer: «Si Etienne Mougeotte est déchargé de sa responsabilité actuelle au sein du Figaro, nous pourrons envisager un pacte de non agression réciproque.»"

Les remplaçants potentiels de Mougeotte seraient Christophe Barbier, directeur de L'Express, Franz-Olivier Giesbert, du Point, ou Alexis Brézet, du Figaro Magazine. Pas de source annoncée, le site se contentant d'assurer que la nouvelle a été ébruitée "par radio moquette au sein du journal". L'affaire rebondit aujourd'hui, cinq jours après publication : deux dirigeants de l'UMP, la députée Valérie Rosso-Debord et le secrétaire national Geoffroy Didier, publient chacun un communiqué reprenant l'info, et dénonçant le "sectarisme" et le "chantage" de Hollande. La députée y décèle même, outre la "petitesse" et l'"opacité" du candidat, des "méthodes staliniennes".

Cet après-midi, le Monde a à son tour publié un article annonçant que Mougeotte est "sur la sellette en cas de victoire de la gauche". Les infos sont proches de celles d'Electron libre, à une (grosse) différence près : jamais le Monde n'indique que Hollande ou ses proches ont fait part de leur fureur vengeresse au groupe Dassault.

Des pronostics plausibles. Mais Hollande se défend donc de toute intervention : "Je ne vais pas me préoccuper de savoir ce qu'un journal a comme direction, comme rédaction ou comme journaliste. Il faut vraiment marquer une rupture avec ce qui s'est passé depuis cinq ans. Moi, je ne me mettrai jamais - et si mon entourage le faisait, je le condamnerais -, à influencer la ligne directrice d'un journal et pire encore à souhaiter telle ou telle nomination de journaliste".

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