Hollande : guerre de parapluies sur Twitter
Vincent Coquaz - - 0 commentairesScandale sur Twitter, notamment parmi les responsables ou sympathisants Les Républicains.
François Hollande, et même tous les socialistes, ne seraient pas capable de porter eux-mêmes un parapluie alors que les dirigeants anglais, monarques compris, le font. La preuve ? Une photo prise lors de la commémoration de la bataille de la Somme, vendredi 1er juillet.
Capture d'écran Twitter
Hollande aurait-il donc toujours à portée de main un "valet", comme les Twittos l’appelle, pour tenir son parapluie ? Un mois plus tôt, Hollande tenait pourtant lui-même un parapluie, et il l’a même fait pour lui et une autre personne, Angela Merkel.
Une opération de com’, assure le conseiller municipal LR Vincent Goyet, destinée à "faire oublier d’autres images" où le président se faisait déjà tenir son parapluie, comme lors de visites à Wallis et Futuna ou à Addis Abeba.
Une autre photo a également refait surface : prise en juin 2014, on y voit Anne Hidalgo, maire socialiste de Paris, se faire porter son parapluie alors que la Reine d’Angleterre le tient elle-même.
Mais ces Twittos, pour beaucoup arborant le hashtag #NS2017 (pour "Nicolas Sarkozy 2017"), ont la mémoire un peu courte. Bien plus qu’une "spécialité" hollandienne ou socialiste, le port du parapluie par ce qui ressemble plus à des gardes du corps qu’à des "valets", a tout d’une tradition… française. Une simple recherche associant "parapluie" au nom des deux derniers présidents, montre qu’eux-mêmes ne portaient bien souvent pas leur parapluie.
Un "privilège" auquel ne répugnent pas non plus les maires ou cadres UMP, comme Alain Juppé ou Patrick Devedjian, lors d’une visite de chantier en mars dernier.
Sur une des photos de Nicolas Sarkozy, on devine par ailleurs un logo blanc imprimé sur le parapluie. Il s’agit du signe distinctif du Parapactum, parapluie blindé qui résiste par exemple aux jets de pierre ou aux tirs de carabine à plombs. Un parapluie particulièrement… lourd et donc réservé aux agents de protection du président de la République ou du premier ministre par exemple, comme l’expliquait un journaliste de BFMTV.