Hadopi vue par le Wall Street Journal

Gilles Klein - - 0 commentaires

"La nouvelle police anti-piratage Internet a commencé à parcourir le Web ce mois-ci pour détecter ceux qui téléchargent illégalement films et musique, en envoyant des centaines d'e-mails d'avertissement aux suspects de viol de la propriété intellectuelle" remarque l'édition américaine du Wall Street Journal.

L'article commence en bas de la Une de Market Place, le deuxième cahier de l'édition américaine du Wall Street Journal. L'article n'est pas paru dans la version vendue en Europe aujourd'hui, où il sera publié demain.



"Tous les regards sont tournés vers la France alors qu'une autorité met en vigueur la nouvelle loi contre le piratage" dit le titre, à gauche de la deuxième photo montrant le texte de la loi Hadopi sur un écran.

"L'adoption de la loi antipiratage française - qui est l'une des premières du monde, avec des textes proches en Corée du Sud, à Taiwan et en Grande Bretagne - est considérée comme un test de référence par les autres pays qui luttent contre le viol de la propriété intellectuelle. ...) Son application a provoqué très tôt une résistance, qui souligne combien il sera délicat de modifier le comportement des consommateurs habitués à accéder à la musique et aux films piratés en ligne. Plusieurs hébergeurs de sites du pays ont commencé par chercher le moyen d'éviter de se faire prendre par la police Hadopi. (...) Il a fallu une menace d'amende du gouvernement, pour que l'un des principaux fournisseurs d'accès Internet, Iliad, commence à respecter la loi en donnant les adresses e-mail des présumés fraudeurs figurant parmi ses abonnés."

L'Hadopi aura du mal à suivre l'évolution rapide de la piraterie sur internet » dit Anne-Pignon-Bormans, une avocate spécialisée dans la propriété intellectuelle. mais si Hadopi peut encourager l'industrie a améliorer l'offre de téléchargement légal, cela pourrait être un succès»"

"La piraterie Internet coûte 700 millions € par an à l'industrie de la musique française selon l'association SCPP, qui rassemble des acteurs comme Vivendi Universal Music Group, Sony Music France et Warner Music France"

"Le gouvernement fait appel à une société privée qui surveille les sites de partage (...) puis elle donne les adresses IP à Hadopi"




Edition US Wall Street Journal mardi 27 octobre

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