Guillon et Zemmour : "pas dos à dos" (Marcelle/Libération)
Gilles Klein - - 0 commentairesLe chroniqueur Pierre Marcelle, dans Libération, refuse de mettre sur le même plan Stéphane Guillon et Eric Zemmour, répliquant ainsi à une remarque du ministre de la culture Frédéric Mitterrand.
| "On s’était pourtant bien résolu à n’en pas parler, de Stéphane Guillon, (...) C’est qu’après celles visant Strauss-Kahn en érotomane ou Aubry en «pot à tabac», sa charge contre Eric Besson, (...) aux « yeux de fouine » et « menton fuyant », sonnait un peu redondante et presque paresseuse. (...) Et de même s’était-on résolu à ne pas évoquer Eric Zemmour, qui irrite un peu, beaucoup ou passionnément en faisant sur la télé publique (et un petit peu ailleurs aussi) son métier de provocateur de service chez le chansonnier Ruquier" . "Au point où l’on était rendu, on aurait pu rester, un peu las, un peu désabusé, et passer outre. Jusqu’à cette éberluante et consensuelle proposition selon laquelle le prix à payer pour entendre Guillon, c’est écouter Zemmour. (...) nous fut ainsi suggéré que Guillon et Zemmour, c’était du pareil au même. Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de l’idéologie, formula le plus synthétiquement cette ineptie en déclarant que l’un et l’autre, s’étant également rendus coupables d’un « délit de faciès », c’est « la même chose ». "Eh bien, non. Au regard du droit, il n’est pas nécessaire que Guillon soit «drôle» pour être légitime - il suffit que son registre y prétende –, tandis qu’au regard du même droit, rien n’autorise Zemmour à inciter ses auditeurs à la haine raciale". |