Guetta assume son optimisme

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Dans sa chronique hebdomadaire dans Libération, Bernard Guetta revient sur son penchant à l'optimiste qui lui est parfois reproché, et plus largement sur la fonction et le métier du journaliste.

"Les années passant, un journaliste acquiert une image. L’un est perçu comme de gauche, l’autre de droite. Celui-ci serait élitiste; celui-là, démagogue. Je serais, pour ma part, «optimiste»." Acceptant cet état de fait, Bernard Guetta cherche d'où lui vient cette étiquette : "Elle tient aux raisons mêmes qui m’ont conduit à devenir journaliste. [...] Payé, missionné par les citoyens qui achètent son journal, le journaliste est leur vigie. Sa tâche est de signaler les récifs mais elle ne s’arrête pas là. Elle est, également, d’indiquer la passe, si étroite et incertaine qu’elle soit, de démêler les fils de l’espoir dans les situations les plus sombres car le désespoir ne mène qu’à renoncer, qu’à consentir à la guerre et l’injustice." Ainsi, "le journalisme doit montrer qu’il y a autre chose à faire que de s’asseoir et pleurer, faire comprendre les raisons de l’autre, éclairer la voie des compromis possibles, donner aux hommes de bonne volonté les moyens de se faire entendre et ne pas laisser le champ libre aux barbares qui veulent tout résoudre par le glaive."

L'occasion de revoir notre émission du 3 avril 2009, durant laquelle Bernard Guetta s'était déjà emporté contre les "ricanements sceptiques".

(Par Colin Bertier)

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