Grèves / rigueur : "encore six ans de souffrance" (presse GB)
Gilles Klein - - 0 commentairesDes millions de fonctionnaires britanniques sont en grève et manifestent aujourd'hui dans tout le pays pour protester contre le plan du gouvernement qui veut repousser l'âge de départ à la retraite, dans le secteur public, de 60 ans à 66 ans. Des manifestations qui interviennent au moment où George Osborne, le Chancelier de l'Echiquier (équivalent de notre ministre des Finances), vient d'annoncer au Parlement encore plus de rigueur pendant au moins six ans.
"Encore six ans de souffrance" titre le Daily Telegraph. Le quotidien consacre un dossier de plusieurs pages aux conséquences de la crise économique et aux déclarations d'Osborne qui a parlé de 2,8 millions de chômeurs en 2012, de coupes budgétaires supplémentaires jusqu'en 2017, et de 15 milliards d'économies supplémentaires par rapport à ce qui était prévu. "Le Chancelier annonce une baisse du niveau de vie" précise le Daily Telegraph. En bas de page, un deuxième article indique que le chancelier a également annoncé "une baisse des salaires des fonctionnaires à la veille d'une grande grève".
"Osborne en veut encore plus " titre The Independent, quotidien d'opposition au gouvernement conservateur, "Encore plus de suppressions d'emploi, encore plus de souffrance, encore plus d'emprunts".
"Osborne frappe le premier : le secteur public paiera pour le plan de relance" titre le Guardian. "A la veille de la grève sur les pensions d'aujourd'hui, le ministre impose un gel des salaires des fonctionnaires, et une supression des aides aux bas-salaires pour faire face aux frais de dépenses supplémentaires en faveur des écoles, de l'emploi des jeunes, et de la construction" explique le journal. Le secteur public devrait perdre 710 000 emplois au lieu des 400 000 initialement prévus.
L'Evening Standard, nettement moins critique que ses confrères, a préféré faire sa Une sur une déclaration apaisante du chancelier : "Je veux protéger la Grande Bretagne de la tempête". "Osborne forcé d'emprunter plus et de faire plus de coupes" indique le surtitre, avec un portrait de l'intéressé au milieu de la page.