Google / presse française : éditeurs européens opposés
Gilles Klein - - 0 commentairesLes éditeurs de presse européens contestent l'accord signé entre la presse française et Google. Ce fonds de 60 millions d'euros abondé par Google n'est pas une solution pérenne, selon l'European Publisher Council (EPC) qui défend l'idée d'une loi contraignante.
| Dans un communiqué récent, l'European Publishers Council qui rassemble des éditeurs de quotidiens et de magazines comme l'Allemand Springer, le Suisse Ringier, ou le Norvégien Schibsted, réuni à Bruxelles, regrette la France ait choisi de passer un accord non contraignant avec Google. Cet accord est limité, et à court terme alors que les éditeurs européens recherchent un accord à long terme, et l'adoption de lois qui contraignent Google à respecter le droit d'auteur des éditeurs. C'est ce qui a déclenché leurs contestations. Notamment sur la pérennité de l'accord. |
"Cet accord passé entre Google et un groupe d'éditeurs français ne traite pas le problème de fond de l'utilisation frauduleuse et de la monétisation des contenus, et ne donne pas à la presse en ligne des revenus financiers stables", estime Angela Mills, directrice de l'EPC.
Mills met en avant le projet de loi actuellement en cours de rédaction en Allemagne qui prévoit que les agrégateurs et les moteurs de recherche, pas seulement Google, paient les éditeurs pour toute utilisation, tout en fournissant une base légale à lutte contre l'utilisation illégale des contenus produits par les éditeurs.
Des contestations qui donnent l'opportunité de voir notre émission sur le sujet avec Fleur Pellerin, ministre de l'économie numérique et l'occasion de lire notre enquête Google/Presse: les dessous de "l'accord historique"