GB : ministres en métro ?

Gilles Klein - - 0 commentaires

Entrée fracassante de la Grance-Bretagne dans l'austérité-spectacle : le nouveau chef du gouvernement David Cameron a décidé que les ministres britanniques n'auront plus de voiture avec chauffeur attitré, mais des voitures à se partager, ou devront opter pour les transports en commun, souligne à la Une le Guardian.




"Ceci, monsieur le ministre, s'appelle le métro" titre le Guardian en lettres oranges "Cameron supprime des voitures du gouvernement" explique le quotidien au dessus d'une photo du logo "Underground" qui marque l'entrée d'une station de métro.

En fait, la mesure est moins spectaculaire qu'il n'y paraît. En cette période de rigueur, l'article précise que les ministres sont invités à partager leurs voitures de fonction qui ne leur seront plus dédiées. Et ils sont encouragés à utiliser les transports en commun. Mauvaise nouvelle pour les chauffeurs de l'état, et leur confortables Jaguar : leur salaire est bas, et ils gagnaient leur vie grace aux heures supplémentaires.

The Guardian mardi 25 mai 2010picto






Le thème de la rigueur ministérielle est à la mode, même s'il est plus emblématique que réel. Il se retrouve page 2 dans le Figaro illustré d'une photo de voiture, avec un huissier qui attend pour ouvrir la porte. L'article commence par citer une "scène s’est déroulée mardi dernier. Il est 13 h 30. Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’État à la Prospective et à l’Économie numérique, revient du Mans. Mais impossible pour le TGV d’atteindre la gare Montparnasse, bloquée par des infirmiers anesthésistes. À Massy (Essonne), NKM s’engouffre donc dans le RER B. À peine installée dans la rame, un voyageur étonné glisse à l’un des conseillers : « Vous savez, je l’ai reconnue votre ministre. C’est le début des restrictions de crédits ? » La secrétaire d’État en rit encore. Pas sûr que ses collègues goûtent la plaisanterie. Car les trente-neuf ministres ont été sommés par Matignon de réduire leur train de vie. Nicolas Sarkozy a annoncé un tour de vis sur les dépenses publiques. Au programme de 2011 : une baisse de 5 % des dépenses de fonctionnement de l’État. Dans les cabinets ministériels, les budgets devront même baisser de 10 %. (...) À eux encore de diminuer le parc automobile, le nombre de chauffeurs et, pourquoi pas, le nombre de conseillers ministériels."

picto Le Figaro mardi 25 mai 2010

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