G20 : la "Suisse trahie" (presse suisse)

Gilles Klein - - 0 commentaires

La Suisse a très mal pris d'être mise sur la liste "grise" des paradis fiscaux lors du sommet du G20 à Londres.






Le parti nationaliste suisse UDC s'est offert une demi-page de publicité dans le quotidien La Tribune de Genève daté 4-5 avril 2009.

On y voit la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey, ministre suisse des Affaires étrangères qui embrasse son homologue Bernard Kouchner, lors de son passage à Paris en mars dernier.



Publicité dans la Tribune de Genève 4-5 avril picto





Le Matin explique que la ministre n'a pas réagi à l'utilisation de son image dans une publicité politique.


Le vice-président du parti socialiste suisse rappelle que "l'UDC a déja recouru à une photo de Micheline Calmy-Rey pour se faire de la publicité. C'était lorsqu'elle était apparue voilée en Iran."


pictoQuotidien Le Matin samedi 4 avril 2009
L'article reprend les réactions indignées de responsables politiques suisse.

"Au Département des finances (DFF), la nuit de jeudi à hier fut courte. L’ambiance est au gris, couleur de la liste du G20 sur laquelle figure la Suisse. Comme un couperet, la nouvelle est tombée jeudi soir, tard. En début de soirée, Hans-Rudolf Merz saluait «les décisions prises à Londres par le G20». Satisfaction. Le ton change vers 21 heures. Le président de la Confédération «déplore le procédé. Et désapprouve les critères qui ont servi à établir la liste.» Indignation."

Hans-Rudolf Merz est le Président de la Confédération depuis le 1er janvier 2009.


Quotidien La Tribune de Genève 4-5 avril picto


Un article du Matin explique ce qu'est cette liste. En bas de page un deuxième article cite un avocat genevois "Cette liste fait partie d'une guerre économique : leurs intérêts contre les notres."

Le Matin ajoute que les conseillers en placement de la banque suisse UBS sont "interdits de voyages à l'étranger" précisant que "plus de 1000 conseillers en placement ne peuvent plus s'occuper de leurs clients que par téléphone ou e-mail".

La banque craint tout simplement que ses conseillers soient arrêtés à l'étranger.

A l'image du "responsable de la gestion de fortune de la banque aux Etats-Unis, Martin Liechti, avait été arrêté l'an dernier à l'aéroport de Miami, dans le cadre de l'affaire fiscale qui vaut tant de déboires à l'UBS. L'ancien cadre de la banque s'était vu interdire de quitter le territoire américain pendant plusieurs mois."

pictoQuotidien Le Matin samedi 4 avril 2009

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