Fukushima/F2 : phrases anti-Sarko coupées ?
La rédaction - - 0 commentairesQuestion d'angle, de temps ou volonté de ne pas accabler Sarkozy ? Selon Le Canard enchaîné du jour, une séquence sur la catastrophe de Fukushima enregistrée pour Envoyé Spécial, le 1er mars sur France 2, n'a pas été diffusée. Il s'agit d'un extrait du témoignage de l'ex-ambassadeur de France au Japon, dans lequel il aurait déclaré que l'Elysée ne l'a pas contacté au plus fort de la crise.
"Un an après le tsunami, des regards inédits sur ce 11 mars 2011 qui a bouleversé le Japon". Jeudi 1er mars, France 2 diffusait un reportage sur le tsunami à l'origine de la catastrophe de Fukushima. "Qu'ils soient pêcheur ou ambassadeur, photographe de presse, moine zen ou voisin de la centrale de Fukushima Daiichi, sans se connaître, ils ont tous vécu ces événements exactement au même moment et de manière tout à fait singulière", décrit le synopsis de ce "document exclusif". Parmi ces témoins, l'ancien ambassadeur de France au Japon, Philippe Faure. Ce dernier raconte les premières heures de la catastrophe et la responsabilité de Tepco, société chargée de gérer la centrale nucléaire de Fukushima. Ecoutez ses deux minutes de témoignage |
Mais les téléspectateurs de France 2 n'auraient pourtant pas tout vu. D'après Le Canard, l'ex-ambassadeur aurait fait une confidence aux reporters d'Envoyé Spécial : "Ni Sarko, ni son secrétariat général, ni son conseiller diplomatique, Jean-David Levitte, n'avaient pris la peine de lui téléphoner à Tokyo, au plus fort de la crise. Le diplomate avait en outre demandé, au chef de l'Etat de se fendre d'un message à la communauté française mais il n'a jamais eu de réponse, écrit l'hebdomadaire. En revanche, Fillon, Juppé, Juppé, Bayrou, Villepin et Delanoë avaient décroché leur combiné pour prendre de leurs nouvelles". Une séquence qui n'aurait pas été gardée au montage "faute de place", indique l'hebdo, sans préciser qui lui a donné cette explication.
L'occasion de revoir notre émission de juin 2011 : "A Fukushima, il y a eu déni d'information".
