France 2 zappe le nom du repreneur de Florange
Sébastien Rochat - - 0 commentairesUn décryptage c'est bien, debout c'est encore mieux... à condition d'avoir de bonnes sources.
Hier soir, le 20 heures de France 2 est revenu sur le feuilleton Florange/Mittal et l'échec de la reprise d'une partie du site par un repreneur. Vous n'avez pas bien suivi l'affaire ? Pas grave, David Pujadas et Jean-Paul Chapel (debout devant un écran) ont souhaité "démêler le vrai du faux". Exemple : y avait-il un repreneur crédible ? Non, selon le journaliste de France 2 qui reprend l'argumentaire de Matignon et précise qu'Arnaud Montebourg avait évoqué l'éventualité d'un repreneur, mais... … n'avait pas donné son nom |
Exit la fable du repreneur mystère, donc. Sauf que quelques heures avant le 20 heures de France 2, le site du Nouvel Obs avait donné le nom de ce repreneur : il s'agissait de Bernard Serin, actuel président du club de foot de Metz et surtout PDG de Cockerill Maintenance et Ingénierie, fournisseur et prestataire d’ArcelorMittal.
"L’ingénieur qui connaît bien l’acier pour avoir dirigé les filiales américaines d’Usinor puis le groupe métallurgique Sacilor correspond au profil décrit par le ministre du redressement productif,écrivait Le Nouvel Obs. Pas sûr, en revanche, qu’il ait eu les moyens d’y consacrer 400 millions d’euros comme l’a laissé entendre Montebourg. Il n’y serait donc pas allé tout seul. Le Russe Mordachov, Pdg de Severstal, dont le nom avait circulé était lui aussi dans la boucle."
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La rédaction de France 2 n'a pas vu l'article de NouvelObs.com ? Elle aurait alors pu lire la dépêche AFP, reprise un peu partout et notamment sur Lemonde.fr, qui mentionnait le nom de Bernard Serin. Un nom également évoqué par France inter dans la journée. Ce qui n'était d'ailleurs pas vraiment un scoop puisque dès le 30 novembre, le nom de Bernard Serin était donné par Le Républicain Lorrain(article effacé depuis) et Mediapart (article payant).
Quatre sources différentes et pourtant une certitude de France 2 : il était "faux" de dire qu'il y avait un repreneur crédible. On attend le rectificatif (debout) avec impatience.