Filippis "moyens disproportionnés" (Le Figaro)

Gilles Klein - - 0 commentaires

"Le mandat d'amener visant l'ancien directeur de «Libération» était bien le «moyen légal» mais ne convenait pas à une affaire de diffamation, selon la hiérarchie du magistrat." explique Le Figaro qui donne des détails précis.

"«Toute mesure de contrainte» doit être «conforme à la procédure, proportionnée à la nature des infractions reprochées et ne pas porter atteinte à la dignité de la personne»: tous les juges d'instruction parisiens ont reçu cette recommandation juste après l'affaire Filippis, du nom de l'ex-directeur de la publication de Libération."

Quotidien Le Figaro jeudi 11 décembre 2008picto



"La juge a convoqué trois fois Vittorio de Filippis: le 25juin et le 16 juillet, (...) par courrier simple à son domicile. Le 19août, elle demande une remise en main propre de la nouvelle convocation." Mais le journaliste n'était pas chez lui lors de la présentation de la dite convocation.

Filippis aurait pu être directementconduit dans le bureau de la juge évitant d'être fouillé et dénudé une deuxième fois : "Car le passage par le dépôt suppose une nouvelle «fouille au corps». En l'espèce, le transfert par le dépôt a été voulu par le magistrat." précise Le Figaro qui ajoute que les menottes n'auraient pas été utilisées, au domicile "mais au cours du transport vers Paris". De plus "les gardiens de la paix se plaignent de l'attitude «méprisante» du directeur" qui "aurait eu le temps de prendre une douche" avant de partir avec les policiers.

Et écoutez donc Laurent Joffrin, directeur de Libération, dans notre émission où il commente cette affaire (parmi d'autres).

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