Filippis : Fillon "choqué", magistrats divisés

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Le buzz autour de l'interpellation brutale de Vittorio de Filippis, ancien directeur de la publication de Libération, ne cesse d'enfler.

Après Nicolas Sarkozy la veille, c'est François Fillon qui s'est déclaré "choqué".

"Comme vous, comme beaucoup de Français, j'ai été choqué par les conditions dans lesquelles M. de Filippis a été interpellé", a déclaré le Premier ministre, au cours de la séance de l'Assemblée nationale consacrée aux questions d'actualité. Fillon, cité par l'AFP, veut "améliorer le fonctionnement de notre justice", et souhaite "que dans le courant de l'année 2009, et le plus tôt sera le mieux, le Parlement puisse être saisi d'une réforme profonde de la procédure pénale".

Du côté des professions judiciaires, on réagit aussi.

Le bâtonnier de l'Ordre des avocats de Paris, Christian Charrière-Bournazel, considère que la juge d'instruction, qui a délivré le mandat d'amener "aurait dû être suspendue".

Le Syndicat de la Magistrature (gauche) a dénoncé lundi des "dérives autoritaires" tandis que l'Union Syndicale des Magistrats prend une position inverse : "Conformément aux dispositions du Code de procédure pénale et pour ne pas commettre un déni de justice, la juge d'instruction, face aux refus de la personne mise en cause de répondre à ses convocations, n'avait d'autre solution que de décerner un mandat d'amener", affirme l'USM qui dit avoir "pris connaissance avec regret de la mise en cause, sur la base de déclarations non contradictoires et pour partie infondées".

L'USM rappelle que les modalités de l'éxécution du mandat d'amener sont du ressort de la police, pas de la magistrate, et  "sont laissées à l'initiative des services interpellateurs, s'agissant de mesures de sûreté" L'USM demande à la ministre de la Justice Rachida Dati de "rectifier au plus vite les inexactitudes factuelles relatées par certains médias".

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