Filippis : Dati et MAM défendent les policiers et la juge
La rédaction - - 0 commentaires
Interrogée
sur l'interpellation musclée de l'ancien directeur de la publication de Libération Vittorio de
Filippis, qui a suscité de nombreuses réactions indignées, la ministre de
l'Intérieur Michèle Alliot-Mariea assuré lundi qu'il y avait eu une décision judiciaire sur laquelle elle
n'avait "pas à se prononcer", mais que "la police a suivi les
procédures" pour l'appliquer.
Au Sénat, la Garde des Sceaux Rachida Datia abondé dans ce sens, en
déclarant que la procédure était "tout à fait régulière", car quand "un
citoyen ne défère pas aux convocations, on lui envoie un mandat d'amener".
La polémique ne s'est pas cantonnée au monde politico-médiatique. Pour Alliance,
second syndicat de gardiens de la paix, marqué à droite, "cette
intervention de police s'est effectuée dans la plus totale transparence et dans
le respect des lois et des règles de déontologie de la République". En
revanche, dans un communiqué intitulé "Sale temps pour les libertés",
la Ligue des droits de l'Hommea estimé "urgent de réagir contre des dérives de plus en plus
inacceptables de pratiques judiciaires et policières qui deviennent
incompatibles avec l'Etat de droit".
Sur ce sujet, lisez la chronique de Daniel
Schneidermann, "Filippis,
Niel, Libé, Free, et nous".