Ferrari, une sitcom chasse l'autre

Daniel Schneidermann - - 0 commentaires

Evidemment, c'est Lui

. Ce ne peut être que Lui. Derrière la révolution de palais du 20 Heures de TF1, on ne peut voir que la main de Sarkozy. Les revues de presse radiophoniques du matin l'affirment, l'insinuent, le glissent : il aurait dit, en privé, tout le bien qu'il pensait de Ferrari. Les revues de presse le tiennent de Libé, qui le tient du Parisien, qui le tient du cousin de ma soeur. Ou l'inverse.

Lui, toujours lui. Ce sont les mêmes Parisien et Libé qui voyaient déjà, derrière la nomination de Nicolas Demorand à la tête d'une émission quinzomadaire de fin de soirée sur France 2, la main du même marionnettiste. Demorand l'a démenti avec colère (et de manière plutôt convaincante à mes yeux) sur notre plateau.

Et Ferrari , alors ? Cette fois, les indices ne sont-ils pas plus solides ? Toutes ces rumeurs, tout de même, qui lui prêtaient une relation privilégiée avec le marionnettiste ? Ils vont bien s'amuser, dans les jours qui viennent, les journalistes médias, les Voici-Closer-Gala, les créateurs de buzz en tous genres. Il sera bien temps plus tard de juger de la qualité du journal. Dans l'immédiat, de PPDA à Ferrari, TF1 s'offre à 20 Heures une sitcom toute neuve, pleine de ressources et de ressorts, qui remplace avantageusement une sitcom fatiguée.

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