Etats généraux : Joffrin hors du coup ? (Filloux)

La rédaction - - 0 commentaires

Pendant ce temps-là, les états généraux de la presse écrite continuent. Et si, comme l'a déploré @si, il n'est pas possible d'assister aux débats, certaines bribes passent le mur du huis clos.

 
Frédéric Filloux, ancien rédacteur en chef de 20 minutes aujourd'hui conseiller du groupe Schibsted, écrit chaque semaine une lettre d'informations en ligne et en anglais sur les médias. Dans sa note du 24 novembre, il aborde la question du copyright et évoque ces états généraux.


Après avoir expliqué le but de ces réunions, il explique à ses lecteurs :  "Il se trouve que je participe au sous-groupe « presse et internet » avec trente autres professionnels, dirigeants de médias ou de régies publicitaires, experts et représentants syndicaux. Nous entendons de drôles de choses dans ce groupe. Par exemple : « Google devrait être banni de l'internet français » (un syndicaliste) , parce que le moteur de recherche mange notre part à nous, Français. Cette personne pense en termes de propriété intellectuelle. S'il avait su que Google possède 40% du marché de la publicité français sur le Net,  il aurait pété les les plombs. 

Parmi d'autres perles, la vision de l'internet du dirigeant d'un journal important (
Libération, où j'ai travaillé 12 ans) (Laurent Joffrin, pour ne pas le nommer, ndlr)« ... L'internet, euh... C'est bien, mais prenons l'exemple d'un de nos éminents blogueurs qui écrit sur les questions militaires et la sécurité nationale (Vous l'aurez reconnu, il s'agit de Jean-Dominique Merchet, sur notre plateau cet été, ndlr). Qui le paie ? C'est moi ! C'est le papier ! » Personne n'a été assez méchant pour répondre à ce cadre visionnaire qu'il était actuellement à la tête de la structure en entier, à la fois le web et le papier. Ca aurait été une perte de temps. Même s'il est un expert politique respecté, il est dangereusement hors du coup pour ce qui est du futur numérique de son journal."

Lire sur arretsurimages.net.