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Obama remplace Dennis C. Blair, le patron des services secrets qu'il avait pourtant lui-même nommé souligne le New York Times, en ajoutant qu'un malentendu avec la France en matière d'espionnage a contribué à son départ.
"La relation déjà tendue entre la Maison Blanche, et Dennis C. Blair, le maître des espions qui est sur le départ, s'est envenimée plus tôt cette année à propos des efforts de Mr Blair d'établir des relations serrées avec les services de renseignement français, assortis d'une promesse de ne plus s'espionner mutuellement. Mr Sarkozy pensait que l'accord était effectif, et la Maison Blanche n'a sabordé ce plan, qu'après. Les officiels racontent que cette mauvaise communication a mis en colère Mr Sarkozy. L'épisode détériore les relations entre les Etats unis et la France au moment où les deux nations essayent de présenter un front uni face au programme nucléaire iranien."
"Ce n'est pas la cause principale de la décision d'Obama de relever Blair de ses fonctions (il a annoncé sa démission jeudi), mais cela provoqua un manque de confiance entre la Maison Blanche et l'équipe de Mr Blair. Un épisode qui souligne à quel point les relations entre les conseillers du président et Mr Blair étaient mauvaises alors que les menaces terroristes contre les USA sont particulièrement alarmantes."
"Mr Blair voulait un pacte entre les USA et la France qui aurait mis fin aux opérations d'espionnage de chacun dans le pays de l'autre, une version formelle du gentleman's agreement avec la Grande Bretagne. (...) Les officiels disent que mr Blair pensait que la présidence de mr Sarkozy était une occasion unique pour les deux pays, alors que chacun se méfie de l'autre depuis longtemps. Mais d'autres craignaient qu'un pacte écrit - le premier du genre pour les USA - ne lie les mains des USA si un nouveau gouvernement plus hostile aux objectifs de la politique étrangère américaine arrivait au pouvoir. (...) Contrairement aux relations avec la Grande Bretagne et l'Australie, les USA et la France ont une longue histoire d'espionnage mutuel. Les experts estiment que les Français sont particulièrement agressifs quand il s'agit de voler les secrets de la défense américaine et des industries technologiques. Et les USA sont depuis longtemps inquiétés par les liens politiques et économiques avec des pays comme l'Iran ou la Syrie, et par les groupes militants d'Afrique du Nord qui opèrent en France. (...) Bien qu'il ait été autorisé à travailler sur un accord de partage d'informations avec la France, la Maison Blanche lui avait bien précisé qu'il n'était pas question d'un pacte formel de non-espionnage respectif."