Elton John contre The Guardian

Gilles Klein - - 0 commentaires

Le chanteur Elton John n'apprécie pas que l'on se moque de sa fondation contre le Sida, il attaque en justice une chronique satirique publiée dans le quotidien britannique The Guardian du 5 juillet 2008.

Le 26 juin dernier, Elton John organisait la dixième édition de son gala de charité White Tie and Tiara Ball, avec l'aide de sponsors comme le joailler Choppard, Air France, etc..., en présence de nombreuses personnalités et d'acteurs. Un événement qui lui a permis, officiellement, de lever une douzaine de millions de dollars au profit de sa fondation pour la lutte contre le Sida.



Elton John, son compagnon David Furnish, Chelsea et Bill Clinton



Le 5 juillet, Marina Hyde, chroniqueuse du Guardian, sous le titre "Un oeil sur le journal intime d'Elton John", signe un texte à la première personne, comme s'il avait été écrit par Elton John, à qui elle fait dire que la fête était tellement luxueuse, et coûteuse, qu'il ne reste pas grand chose pour la lutte contre le sida.


Le site du Guardian avec l'article du 5 juillet 2008picto







Quelques jours plus tard, l'Independent souligne que le chanteur manque d'humour, et révèle que les avocats d'Elton John ont écrit au Guardian. Ils demandent, entre autres, que l'article soit retiré de son site Web. L'article était toujours accessible vendredi 26 septembre 2008.



pictoThe Independent du 9 juillet 2008

Lors d'une précédente action en justice contre un autre quotidien le Daily Mail, en juin 2006, toujours à propos de cette fête, mais de son édition 2005, Elton John avait touché 125 000 euros (100 000 livres) de dommages et intérêts.

The Guardian du 25 mai 2006picto

Le journal avait écrit que le chanteur avait interdit que les invités payants du gala l'approchent ou lui parlent expliquait The Guardian du 25 mai 2006, en ajoutant, que le Daily Mail, avait pourtant, rapidement publié un rectificatif avec ses excuses.

Toujours en 2006, Elton John avait touché une indemnité d'un montant inconnu du Sunday Times, qui avait publié la même information erronée.

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