Elise : le point de vue de la mère (JDD)
Gilles Klein - - 0 commentairesLes médias français ont le plus souvent donné la parole au père d'Elise. Cette fois Le Journal du Dimanche a rencontré sa mère russe, emprisonnée en Hongrie, après avoir enlevé sa fille en France, seule, avec l'aide de deux passants, selon elle.
"C’est vrai, j’ai reçu quelques jours seulement avant de partir en France une assignation en divorce qui stipulait que je n’avais pas le droit de faire sortir ma fille du territoire français. Mais un tribunal russe m’a confié la garde de ma fille. Donc, au regard de la loi russe, je n’ai rien fait d’illégal. Quelle alternative avais-je de toute façon ? Quand j’ai compris qu’il n’y avait plus de solution et que nous étions dans une impasse, j’étais décidée à récupérer Lisa [Irina Belenkaya n’appelle pas sa fille Elise]. (...) J’ai loué une voiture à Avignon. J’étais toute seule. J’ai d’abord surveillé les allées et venues de M. André. Je voulais savoir ce qu’il faisait. J’ai dormi dans la voiture, (...) Le 20 mars, j’ai garé la voiture et je l’ai attendu. Il est apparu sur son vélo, avec Lisa. J’étais sûre qu’il appellerait la police en me voyant arriver. Alors j’ai enfilé une perruque blonde pour qu’il ne me reconnaisse pas tout de suite. (...) Il m’a vue. Il a essayé de prendre quelque chose dans son sac. J’ai eu peur, j’ai tout de suite pensé au couteau. Ce n’était pas le couteau mais un pistolet. Il a commencé à crier. Tout est ensuite allé très vite. Deux hommes passaient par là – je ne les connaissais pas –, ils ont pris ma défense. Ils se sont interposés, se sont battus avec M. André. Pendant ce temps, j’ai pris ma fille par la main et je l’ai fait monter dans la voiture. J’ai démarré et je me suis adressée en français aux deux hommes, en leur disant : « Montez, montez ! » Ils sont venus. Je les ai laissés dans le centre de Montpellier. Depuis, je n’ai pas de nouvelles d’eux. Je ne sais pas comment ils s’appellent." |
"Lisa pourrait ainsi vivre sous le même toit que sa soeur – elles ne se sont pas vues depuis cinq mois –, son père pourrait venir la voir quand il le veut. Je lui ai même proposé de payer les billets d’avion de sa fille pour qu’elle aille le voir en France."