Ecoutes : La police ne demande plus ses sources au Guardian

Gilles Klein - - 0 commentaires

Scotland Yard abandonne les poursuites engagées contre le quotidien The Guardian. La police londonienne voulait obtenir les sources qui ont permis au quotidien de révéler l'étendue du scandale des écoutes téléphoniques pratiquées par l'ex-hebdomadaire News of the World, fermé cet été.

"La Metropolitan Police abandonne sa tentative de forcer le Guardian à révéler ses sources", titre le Guardian au-dessus de la photo d'Amelia Hill, la journaliste qui avait refusé de donner le nom de son informateur.

S'appuyant sur l'Official Secrets Act, loi destinée à protéger les secrets d'Etat, la police londonienne (Metropolitan Police - MET - surnommée Scotland Yard) voulait que le Guardian lui communique le nom de la source qui lui a permis de révéler que le mobile de la petite Milly Dowler (13 ans) enlevée et assassinée en 2002, avait été piraté par News of the World.

C'est cette révélation qui avait choqué l'opinion et amené Murdoch a fermer définitivement son hebdomadaire quelques jours plus tard. Une bonne partie de la presse britannique avait exprimé son soutien au Guardian face à l'injonction de Scotland Yard, qui devait être étudiée lors d'une audience du tribunal de Londres prévue vendredi.

Scotland Yard, embarrassé, justifie cette brutale volte-face en expliquant que sa demande avait été faite sans tenir assez compte de ses conséquences : "Evidemment, entrer dans une grande bataille avec les médias n'est pas ce que nous souhaitons", indique la police, tout en précisant que l'enquête interne continue pour démasquer le policier qui a fourni au Guardian les rapports d'enquête sur l'affaire Dowler, qui n'avaient jamais été rendus publics.

Une occasion de consulter notre dossier Murdoch, Game Over ?

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