Ebullition en Egypte : la presse aussi

Gilles Klein - - 0 commentaires

Hier mardi, les principaux quotidiens égyptiens ont observé une journée de grève pour protester contre un projet de constitution qui donnerait plus de pouvoir à l'actuel président et limiterait, selon eux, la liberté des médias. La journée a été marquée par une importante manifestation anti-Morsi qui s'est terminée par l'encerclement du palais présidentiel.


"Une constitution qui limite les droits et les libertés. Non à la dictature." Ce visuel a été mis en ligne sur la home page de plusieurs sites de presse.

Une douzaine de quotidiens égyptiens (dont Al-Masry Al-Youm, Al-Watan, Al-Tahrir, Al-Wafd, Al-Youm 7, Al-Dostour, Al-Shorouk, Al-Sabah, Al-Ahaly, Al-Ahrar, Al-Fagr et Osbooa) et cinq chaînes de télévision ont fait grève mardi pour protester contre les menaces pesant sur la liberté d'expression et celle des médias.

Le vote de cette constitution qui permettrait, entre autres, d'emprisonner des journalistes en cas de diffamation, aura lieu le 15 décembre prochain.

Les frères musulmans, qui soutiennent Morsi, s'attaquent régulièrement aux médias qu'ils qualifient de "corrompus", raconte Al Ahram. Lequel ajoute que le Conseil consultatif (chambre basse du parlement) veut limoger le rédacteur en chef du journal Al-Gomhourya qui fait partie du gouvernement, alors que la justice l'a confirmé à son poste.


Cette grève des médias est intervenue alors que mardi soir des dizaines de milliers de manifestants opposés au président Morsi avaient réussi à encercler le bâtiment de la présidence, coupant les barbelés et mettant en échec la police anti-émeutes. Ceux qui avaient passé la nuit sur place ont finalement été délogés par les pro-Morsi aujourd'hui mercredi.

La manifestation fait la Une des quotidiens

pictoAl Masry Al Youm

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