Duhamel, Peillon, et De la Tour
La rédaction - - 0 commentairesL'image que nous avons retenue de l'affrontement Peillon-Duhamel, sur le plateau de Canal+, inspire à notre @sinaute Watson le rapprochement suivant :
Les balancements de torse d‘Olivier Duhamel amortis par les doigts de François Peillon m’ont fait songer à une rixe telle qu’avait pu en peindre Georges de La Tour en son temps. Le visage de la femme consternée, tout à gauche, n’est pas sans rappeler celui d’Arlette Chabot. Ce qui sauve ce rapprochement de l’anachronisme, c’est son caractère baroque, la désillusion devant une réalité qui apparait d’autant plus grimaçante qu’elle aura glorieusement rayonnée. Et pour le dévoilement, la peinture cultive le mensonge. Mais entre le mensonge pictural et le mensonge télévisuel, le fossé reste hélas incommensurable. Le premier vise le beau, le second non. En effet « A vous de juger » ne connait pas la culture. Dans la bagarre dépeinte par de La Tour, l’enjeu n’est pas tant de savoir lequel des deux musiciens contrefait les infirmes, même si l’un d’eux serre un citron dans sa main, prêt à en projeter le jus acide dans l’œil de l’autre pour vérifier sa cécité, l’enjeu est ailleurs. Par rapport à cet aveuglement spirituel, je me demande si Arlette Chabot, faute de connaître le sort de saint Jean Baptiste, joue à Sainte Lucie, martyre qui avait perdu ses yeux, présentés sur un plat, ou l’est-elle vraiment ? Et puis pourquoi communiquer par téléphone alors qu’il est si simple de venir sur le plateau, sans en faire tout un plat ?
Et pour vous replonger dans la découverte par Vincent Peillon de l'univers enchanté des médias, notre dossier tout neuf.