DSK : "proches de Sarkozy" et fuites de police (Le Monde)
La rédaction - - 0 commentairesEt revoilà les notes des RG. Toujours aussi invérifiables. Dans un article intitulé "Sexe, politique police des mœurs", Le Mondementionne une note de police visant DSK, que le pouvoir aurait fait fuiter "il y a quelques mois".
| D'après Le Monde, des proches de Sarkozy auraient fait "fuiter", il y a quelques mois, une note d'un policier rédigée juste avant la présidentielle de 2007. Il s'agirait de "quelques lignes signalant la présence de M. Strauss-Kahn, surpris en fâcheuse posture dans une voiture, à l'ouest de Paris, dans un haut lieu des rencontres tarifées, à l'occasion d'un banal contrôle". Mais Le Monde reconnaît que ni la Préfecture de police de Paris ni le ministère de l'intérieur n'ont confirmé l'information. Si trois sources différentes ont confirmé l'existence de cette note aux journalistes du Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, cette note risque de conserver son mystère : d'après l'une de ces sources, "l'original de cette note a été passé au broyeur". |
|
Le Monde évoque une autre note, rédigée par les RG : "Les patrons de boîtes échangistes ont pour coutume de signaler à la police – avec qui ils soignent leurs relations – la présence de personnalités politiques dans leurs soirées. Etablissement connu du centre de Paris où le libertinage se célèbre au quotidien, Les Chandelles ont ainsi inspiré plus d'un "blanc" (note sans en-tête ni signature) aux RG".
L'allusion vise directement DSK, même si Le Monde ne cite pas son nom : dans le livre Sexus Politicus, publié en 2006, les auteurs Christophe Deloire et Christophe Dubois racontaient que des fonctionnaires du "groupe cabarets" de la brigade de répression du proxénétisme s'étaient intéressés au cas DSK : "Des informateurs leur susurrent depuis quelque temps que DSK va parfois boire un verre aux chandelles, une boîte libertine située dans le Ier arrondissement de Paris (...) c'est là que le candidat à la présidentielle vient parfois dîner. Un jour, un fonctionnaire du "groupe cabarets" décide d'aller vérifier de ses propres yeux. Ce soir-là, Strauss-Kahn dîne en effet à la table d'à côté. Rentré au bureau, le policier rédigera un rapport, qu'il transmettra à sa hiérarchie de la préfecture de police". Là encore, on n'a jamais retrouvé la trace de cette note.
L'occasion de lire notre observatoire : "DSK, le sexe et les médias : le tabou qui ne pouvait pas sauter"