DSK : comment l'Elysée aurait été prévenu (Europe 1)
La rédaction - - 0 commentairesQui a prévenu l'Elysée de l'arrestation de DSK ?
La question revient après les derniers rebondissements de cette affaire. Un député PS de l'Eure, François Loncle, a relancé la polémique dimanche 3 juillet en affirmant qu'il y avait de possibles "connexions politiques" entre le groupe Accor, qui possède le Sofitel de New York, et l'Elysée, prévenu peu avant minuit par la direction du groupe dans la nuit du 14 au 15 mai. Est-ce le patron du renseignement intérieur, Bernard Squarcini, qui a réceptionné l'appel ? Ce dernier a démenti. Sans évoquer de "connexions politiques", Europe 1 pense avoir remonté le circuit de transmission de l'information.
Ainsi, "c'est René-Georges Querry, le directeur de la sécurité du groupe Accor, en personne, qui a donné ce coup de téléphone à l’Elysée, indique Europe 1. L’homme est un ancien grand flic, ex-patron de la Brigade "anti-gang", des Voyages Officiels et de l'UCLAT (unité de coordination de la lutte anti-terroriste), et ex-"Monsieur Sécurité" de la Coupe du Monde 98". Depuis 2003, il s'occupe de la sécurité du groupe Accor et "entretient logiquement des relations assez étroites avec les services de renseignement français, civils et militaires". Querry n'aurait pas appelé Squarcini mais "Ange Mancini, un de ses vieux amis, ancien grand flic aussi, aujourd'hui en poste à l'Elysée". Celui-ci occupe le poste de "coordonnateur national du renseignement". Selon Europe 1, dès qu'il a été alerté par le responsable de la sécurité du groupe Accor, Mancini a ensuite appelé Christian Frémont, le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy , "aux environs de minuit". D'après des proches de Querry et Mancini, cités par Europe 1, "les deux hommes ont le sentiment d'avoir bien fait leur travail". |
La rapidité avec laquelle l'Elysée a été prévenu de l'arrestation de DSK alimente la théorie du complot. Un autre élément allant dans ce sens pourrait être remonté par les "complotistes" : les liens entre Nicolas Sarkozy et le responsable de la police de New York, Ray Kelly. En 2006, Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, l'avait décoré de la légion d'honneur. Mais de là à voir la main de Sarkozy dans l'enquête ou les fuites du NYPD dans la presse pour discréditer DSK...
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