Dray : Elkabbach charge à tort le juge d'instruction
La rédaction - - 0 commentairesLa garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie est sur tous les fronts pour défendre la suppression du juge d'instruction. Et vient de recevoir un mini-coup de pouce inattendu de Jean-Pierre Elkabbach.
La garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie est sur tous les
fronts pour défendre la suppression du juge d'instruction. Et vient de recevoir
un mini-coup de pouce inattendu de Jean-Pierre Elkabbach.
Invitée de l'interview
d'Europe 1 ce matin, Alliot-Marie venait expliquer pourquoi il était bon de
supprimer les juges d'instruction, avantageusement remplacés, assure-t-elle,
par des juges des enquêtes et des libertés, sous la tutelle du Parquet.
Après l'avoir cuisinée une bonne partie de l'interview, Elkabbach concède, dans un soupir, que le juge d'instruction, il est vrai, ne serait "pas un saint". "Quand on voit comment il a mené les perquisitions chez Julien Dray, chez Dominique de Villepin, quand on voit comment il s'est trompé à Outreau...", argumente-t-il. L'allusion pourrait presque passer inaperçue
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C'est le Parquet qui a demandé une
perquisition au domicile de Julien Dray en décembre, et c'est dans ce
dossier, longtemps réservé exclusivement au Parquet (avant que les avocats de
Dray y aient accès), que se sont servis les journalistes qui ont largement
couvert l'affaire...
Cet exemple a d'ailleurs récemment été utilisé par l'avocat de Dray dans
le JDD pour défendre l'existence du juge d'instruction.
Pourquoi la presse est-elle si active pour suivre ce dossier ? "Dray est un bon produit pour les journalistes", analysait l'intéressé sur notre plateau.
