Devant chez MAM, des CRS... se baignent (France-Soir)

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La surveillance de la résidence secondaire de Michèle Alliot-Marie est-elle indispensable ? Dans un article consacré à la surveillance des élus par la police, France-Soirraconte que "5 CRS sont affectés, 24 heures sur 24, à la protection de sa résidence secondaire de Ciboure (Pyrénées-Atlantiques)", alors qu'elle ne s'y rendrait que le week-end. Un peu désœuvrés, ces CRS profiteraient de la plage pour se rafraîchir, selon le journaliste de France-Soir qui s'est rendu sur les lieux.

Officiellement, la surveillance de cette résidence secondaire est liée à un "risque présenté par les militants de l’ETA réfugiés en France, explique France-Soir. Alors que cette organisation terroriste ne s’est jamais attaquée à un politique français depuis plus de quarante ans d’activité clandestine dans l’Hexagone…"

Comment les 5 CRS affectés à cette surveillance occupent-ils leur journée ? Certains attendent dans des véhicules garés devant la résidence... quand d'autres vont se baigner. Le journaliste de France-Soir explique que le 25 mai dernier, trois véhicules sont postés devant la résidence de MAM. Dans la première voiture, un "policier porte un écusson frappé du sigle SPI (Section de protection et d’intervention), qui regroupe les tireurs d’élite au sein de chaque unité de CRS". Quelques mètres plus loin, quatre autres CRS sont stationnés dans un break et une fourgonnette. Le journaliste raconte la suite de cette journée particulièrement chaude (34°C) : "Nous sommes alors témoins, avec notre photographe, d’une scène étonnante. Les allées et venues du break Mondeo nous intriguent. Nous le suivons. A chaque fois, le véhicule s’immobilise sur un parking à 500 mètres de la grande plage. Redevenu civil, un CRS sort du break vêtu d’un maillot de bain, une serviette à la main, puis il se baigne pendant une vingtaine de minutes. Ensuite, il rejoint vite fait son collègue resté au volant du break Mondeo, qui démarre aussitôt. Dix minutes plus tard, le break et ses occupants en uniforme se replacent en faction devant la maison de la députée. L’opération baignade ne dure pas plus de quarante minutes pour chaque fonctionnaire".

Ces fonctionnaires profitent-ils de la plage pendant leur temps de pause ou sont-ils en service ? France-Soir ne le dit pas mais conclut que "tout cela montre bien le gaspillage créé par la garde statique du domicile de l’ancienne ministre. Un seul CRS suffirait à remplir cette tâche…"

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