Des contre-états généraux de la presse ?

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Etats généraux de la presse : le bras de fer commence.



Déçu des objectifs fixés par le président de la République et des personnalités choisies pour animer les différents ateliers, le Syndicat national des journalistes CGT (SNJ-CGT) propose aux salariés de la presse et de l'audiovisuel de réunir des "contre-états généraux". Le coup d'envoi de leur version officielle sera donné demain.

Le syndicat estime que ces états généraux "ne seront pas à l'évidence le lieu de la concertation réclamée par les syndicats".

Les déclarations "réitérées" de Nicolas Sarkozy à propos de la "nécessité de créer des grands groupes multimédias", le "choix de (la conseillère de l'Elysée) Emmanuelle Mignon comme grande ordonnatrice de ces états généraux" et la nomination de quatre patrons de presse pour diriger des groupes de réflexion "ne laissent pas d'inquiéter les journalistes, les rédactions et leurs organisations syndicales", explique-t-il.

"Permettre une plus grande concentration des médias, assouplir la législation sur les droits d'auteur, libéraliser l'information et ouvrir le capital de l'AFP sont les principaux objectifs de (ce chantier), véritable machine de guerre destinée à concentrer l'information aux mains de grands groupes capitalistes proches des pouvoirs politiques", juge-t-il.

Le syndicat donne donc rendez-vous aux salariés de la presse et de l'audiovisuel "dans les meilleurs délais" pour "élaborer les mesures à prendre d'urgence pour sauver l'information".

Qu'attendre de ces états généraux ? Le décryptage d'@si ici.

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