Défaite syndicale dans le Michigan (presse US)

Gilles Klein - - 0 commentaires

Après le Wisconsin en 2011, l'Indiana en 2012, un nouvel État nord-américain est passé à l'offensive contre les syndicats : le Michigan vient de voter deux lois limitant les droits syndicaux des travailleurs des secteurs publics et privés.

Jusqu'à présent, même les employés non syndiqués devaient payer une cotisation aux syndicats qui les défendaient lors de négociations salariales collectives. L'abolition de cette obligation votée par la majorité républicaine dans l'État du Michigan est une lourde défaite pour le puissant syndicat des travailleurs de l'automobile United Auto Workers (UAW), entre autres. Le Michigan est le 23e État à adopter des lois right-to-work (droit de travailler), que les syndicats appellentright-to-work for less (droit de travailler en gagnant moins).

Soutenus par 12 000 manifestants dans la rue, 2 500 ouvriers syndiqués ont manifesté devant le Capitole de Lansing, capitale de l'État, avant d'être repoussés par la police.

"Les lois rigt-to-work approuvées" "Les manifestants anti right-to-work envahissent le Capitole"



Le Wall Street Journal, quant à lui, regrette que l'adoption de lois right-to-work soit trop lente.

Le quotidien économique souligne que Rick Snyder (photo), gouverneur républicain du Michigan et ancien patron du fabricant d'ordinateurs Gateway, a longtemps hésité à proposer cette loi, de peur d'avoir à affronter les syndicats.

Le Wall Street Journal espère que l'exemple du Michigan inspirera d'autres États républicains.

Le Wall Street Journal, 14 décembre 2012picto

"Quand les grands patrons manipulent leurs poupées, ils jouent aussi avec l'avenir des familes des travailleurs du Michigan", écrit sur son site le syndicat United Auto Workers (UAW)

 

L'occasion de lire notre observatoire Wisconsin : syndicats et citoyens contre le "Moubarak de Madison" L'offensive anti-syndicale d'un gouverneur devient un sujet national

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