De Villiers / viol : F3 déprogramme une interview

Gilles Klein - - 0 commentaires

Censure ? La diffusion d’une interview de Laurent de Villiers (fils de Philippe de Villiers) par Mireille Dumas a été annulée par France 3, raconte vendredi 1 mars, Libération. Depuis 2006, Laurent accuse son frère Guillaume de l'avoir violé. France 3 affirme que cette déprogrammation vient du fait d'une procédure judiciaire en cours. Mireille Dumas contredit ces justifications de France 3. Libération parle d'une intervention de Philippe de Villiers, lui-même, auprès de la direction de la chaîne.

Laurent de Villiers, l'un des fils de l'homme politique Philippe de Villiers, accuse son frère de viol depuis 2006. Débouté, il a engagé un pourvoi en cassation.

Le 18 mars, France 3 devait diffuser une interview de Laurent de Villiers par Mireille Dumas. Mais après avoir accepté le reportage, la chaîne a finalement décidé d'annuler la diffusion en arguant de raisons juridiques, alors que, sur ce point là, la situation n'a pas évolué entre le moment de l'acceptation et celui de la déprogrammation.

Dumas s'étonne et le fait savoir : "Contactée par Libération, Mireille Dumas se dit abasourdie, et explique que, de toute sa carrière, elle n’avait jamais vécu ça".

Et Libé de donner quelques détails qui accréditent l'idée d'une censure de la chaîne. Après l'interview de Laurent de Villiers "le journaliste Lionel Baillon contacte Alexandre Varaut, avocat de Guillaume et Philippe deVilliers. Il veut leur proposer de s’exprimer à leur tour. Refus et, d’après le journaliste, menaces. L’avocat m’a précisé que Philippe de Villiers allait appeler qui de droit pour faire interdire l’émission", raconte-t-il. Un peu sonné, le journaliste a le réflexe de mettre le haut-parleur pour faire entendre la conversation à ses collègues. Le coup de fil a eu lieu un vendredi soir, explique-t-il. Le lundi matin, France 3 nous a téléphoné pour nous dire que le sujet ne serait pas diffusé".

France 3 donne, de son côté, une version différente: "Thierry Langlois, directeur de l’antenne et des programmes de France 3, motive le revirement de la chaîne par un problème de contenu. Laurent de Villiers s’exprimait sur une affaire judiciaire en cours, ce qui n’était pas le propos de l’émission". Mais, souligne Libération, "Mireille Dumas, elle, dit tout autre chose : La décision de non-diffusion prise par France3 m’a été signifiée alors qu’ils n’avaient rien visionné".

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