Daily Telegraph et notes de frais, suite

La rédaction - - 0 commentaires

Le Daily Telegraph a déjà eu la peau d'un ministre de l'intérieur, Jacqui Smith, et du speaker (le président) de la chambre des communes Michael Martin en publiant leurs notes de frais indues. Son successeur, John Bercow, qui avait fait de la moralisation du système son cheval de bataille, vient d'être à son tour épinglé par le quotidien conservateur.

Après le scandale qui avait touché son prédecesseur,

Michael Martin picto

le premier speaker de la chambre des communes à avoir été forcé à démissioner en 300 ans, il avait promis de moraliser le système des notes de frais des élus britanniques.

Pourtant, John Bercow s'est fait épingler à son tour par le Daily Telegraph le 4 août pour des notes de frais exorbitantes pour la réfection de son appartement de fonction, intervenue après son élection au poste de speaker.

Le quotidien entre dans le détail de ses dépenses : on apprend par exemple que le parlementaire a fait acheter un ensemble de canapés à 7 524,30 livres (8 859 euros) et dépensé 20 659,36 livres (24 315 euros) en décoration. Le Telegraphmet en ligne le "top 10" des dépenses les plus extravagantes.

Selon des proches cités par le journal, "il pense que ce sont des dépenses raisonnables et qui reflètent le fait qu'il devait meubler l'appartement pour ses jeunes enfants."


Le quotidien lui reproche par ailleurs d'avoir manoeuvré habilement lors de la revente d'une propriété et l'achat d'une nouvelle, ce qui lui aurait permis d'économiser 8 000 livres de taxe sur les gains en capitaux (Capital Gains Tax). Une somme qu'il s'est engagé à payer.

Quel est secret des multiples révélations du Daily Telegraph ? C'est la question que posait Guy Birenbaum à un journaliste du quotidien dans cette émission de ligne j@une. Pourquoi n'y a-t-il pas de telles révélations en France ? Notre enquête est là pour vous éclairer.

Lire sur arretsurimages.net.