Crise euro : "Un Etat peut-il faire faillite ?" (presse nationale)

Gilles Klein - - 0 commentaires

A l'image de la presse internationale (comme @si le signale) la presse française s'inquiète à son tour du déficit des finances publiques de plusieurs états européens.

"Onze ans après sa création, la zone euro subit un test majeur, de survie pourrait-on dire, puisque l’un de ses membres – la Grèce aujourd’hui, le Portugal, l’Espagne ou un autre peut-être demain – risque d’être privé d’accès au marché des capitaux." explique l'éditorial du quotidien économique les Echos. La Tribune renchérit avec un titre inquiétant.






"La zone euro affronte une crise de confiance sans précédent. Les marchés redoutent la défaillance de pays que l’Europe n’a pu empêcher de vivre au-dessus de leurs moyens. " estime le chapeau de la Une de la Tribune qui consacre ses quatre premières pages à cette crise.



La Tribune lundi 8 février 2010 picto

Deuxième double de la Tribune



"L’ex-championne de la croissance s’enlise. Revue des raisons qui font douter les marchés de la capacité de Madrid à rembourser sa dette." Libération consacre à l'Espagne une double page qui ne va pas rassurer ses lecteurs après avoir évoqué samedi "«la semaine noire de la crédibilité espagnole»" semblant contredire l'analyse de son correspondant à Bruxelles, qui sur son blog considérait, le 28 janvier, ces inquiétudes comme infondées.

"Le Premier ministre, José Luis Zapatero, compare les punitions boursières à «un mouvement spéculatif destiner à affaiblir notre économie» ? Le secrétaire d’Etat à l’Economie, José Manuel Campa, assure samedi qu’il n’y a pas de «raison objective» à un tel assaut, notamment des fonds d’investissement(...) Des experts en appellent à la Banque centrale européenne, pour blinder l’Espagne contre la voracité des marchés financiers et faire barrage à certains lobbys financiers désireux d’affaiblir l’euro, estime analyste Juan Ignacio Crespo (...) Reste que de toutes les économies du G20, l’Espagne est la seule à connaître encore la récession : - 0,1% lors du dernier trimestre, - 3,6% au cours de 2009. Les comptes publics, dont l’excédent faisait l’admiration de toute l’Europe entre 2000 et 2006, sont plombés par le poids des cotisations-chômage et la chute des recettes fiscales. Et le trou ne cesse de se creuser."


"Les pays européens du G7 ont confirmé durant le week-end qu’ils souhaitent gérer seuls la crise de confiance dans la dette de plusieurs pays de la zone euro et qu’ils refusent l’intervention du FMI. Toute la question est de savoir si les marchés seront rassurés" se demande le quotidien Les Echos en faisant allusion au Fond Monétaire International (FMI).

"
Les craintes sur la solvabilité de la Grèce, du Portugal et de l’Espagne, parties du marché obligataire, s’étendent au marché des changes, aux dettes des entreprises et aux places boursières. Ce qui profite aux obligations des pays jugés sûrs." explique une deuxième page (ci-dessous, à droite)



 

On remarque que les Echos défend "les marchés" constatant que "les Européens feront leur affaire de la crise grecque sans l’aide du FMI." : "Cette posture se veut forte : ne cédons pas au diktat des marchés ! Elle se voudrait même populaire auprès de ceux pour qui les marchés ne sont qu’une coalition de financiers sans visage ou une meute de traders assoiffés de bonus. La réalité est différente. Les marchés ne représentent rien d’autre que l’internationale des épargnants. Des épargnants, retraités ou futurs retraités, qui ne veulent pas placer leur argent n’importe où."


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