Coproduction sondages Figaro/Elysée : Buisson dément

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Patrick Buisson répond.

Mis en cause à la mi-juillet dans le rapport de la Cour des comptes sur le budget de l'Elysée, le patron de la société de Conseil Publifact s'exprime pour la première fois, dans L'Express, sur les dizaines de sondages commandés pour l'Elysée alors qu'ils étaient par ailleurs publiés dans la presse.

Buisson indique que sa société a commandé en 2008 "134 études" pour un coût total de 1 082 400 euros, "soit un prix moyen de 8 000 euros par enquête. Ce qui correspond au prix du marché".

Il dément en bloc les accusation de la Cour des comptes, qui laissait entendre que l'Elysée avait financé des sondages politiques, notamment réalisés par OpinionWay et publiés dans le Figaro. "La méconnaissance des modes de réalisation des études d'opinion excite, depuis toujours, l'imaginaire prolifique de ceux qui, faute de les comprendre, sont enclins à y voir les ressorts cachés d'un «grand complot»", déclare-t-il. L'enquête dite «omnibus», qui, pour des raisons de coût, regroupe, dans un même questionnaire, les questions posées par différents clients, est une machine à alimenter tous les fantasmes."

Selon lui, études Politoscope d'OpinionWay, qui sont au cœur de la polémique, ne sont "pas simplement les résultats publiés dans les journaux" :"c'est, pour la seule année 2008, 6 000 pages de tris stockées sur disques." Autrement dit, quand l'Elysée, ou son conseiller, paye cher des sondages, il obtient plus que ce que Le Figaro a publié. Même si, au moment de son enquête, la Cour des comptes n'a pas eu accès à ces 6 000 pages à l'Elysée.

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