Copenhague : l'Inde craint les pressions d'Obama

Gilles Klein - - 0 commentaires

Pour les nombreux quotidiens indiens en langue anglaise, la conférence de Copenhague a été marquée par la résistance de la Chine et de l'Inde, qui ont refusé toute idée de contrôle international de leurs émissions de CO2. La presse indienne considère donc que Copenhague a été un succès diplomatique pour le pays, tout en anticipant de futures pressions américaines. Quelques exemples.


Comme le quotidien indien Deccan Chronicle, ou The Asian Age, les médias indiens estiment aujourd'hui que l'administration Obama est bien décidée à continuer à faire pression sur l'Inde et la Chine.





"Climat : les USA commencent à montrer leurs muscles à l'Inde" titre Asian Age au centre de la Une.

"Même si l'accord de Copenhague n'a aucune valeur légale, les Etats Unis ne vont pas seulement suivre sa mise en oeuvre par l'Inde et la Chine, mais vont aussi faire pression s'ils ne respectent pas les objectifs mis en place par cet accord a déclaré un conseiller de la Maison Blanche.". Le quotidien indien fait allusion aux déclarations de David Axelrod sur CNN dont la transcription est disponible en ligne et particulièrement cette phrase "Now, China, India have set goals. We're going to be able to review what they're doing. We're going to be able to challenge them if they don't meet those goals."


pictoThe Asian Age mardi 22 décembre 2009


"L'accord de Copenhague est un premier pas important" dit le titre du quotidien The Hindu.

C'est "un document de référence" estime un négociateur indien de haut niveau

"Il n'y a pas de date limite pour la réduction des émissions, ce qui plaît à l'Inde, mais déçoit beaucoup de scientifiques, d'activistes et de pays fragiles. "

The Hindu dimanche décembre 2009picto



"Pas d'accord important, juste une manière de sauver la face" titre The Indian Express qui explique que "L'Inde dont le Premier Ministre a fait partie de la discussion à huis clos avec Obama, a dit qu'il signerait cet accord".

En page intérieure, photo à l'appui, le journal souligne que "l'ex-ministre indien de l'Environnement, Jairam Ramesh et le vice-ministre chinois des Affaires Etrangères ont dit aux journalistes que leurs deux pays étaient d'accord pour clarifier les résultats de leurs actions pour diminuer les émissions, mais qu'is n'autoriseraient aucune vérification des chiffres qu'ils fourniraient. «Pas de problème pour expliquer la méthodologie employée pour calculer le résultat de nos efforts de réduction. Mais toutie notion de vérfication, toute contestation de nos chiffres, ou toute critique expliquant que cela ne correspond pas aux buts fixés pour le climat serait innaceptable" a dit Ramesh"

"Les Indiens et les Chinois ont eu des pourparlers tendus avec les Américains sur la question de la vérification et de la surveillance."

pictoThe Indian Express dimanche 20 décembre 2009



"Comment la Chindia a arrêté Obama" (Chindia = China + India - Chine + Inde en anglais).

Le sous-titre explique que "les géants de l'Asie" (la Chine et l'Inde) ont tenu bon contre l'idée d'une réduction chiffrée et contraignante des émissions.

"Ce fut une guerre mais sans coups de feu" a déclaré un négociateur américain au quotidien indien.

"Dans ce qui fut considéré comme une insulte diplomatique soigneusement calculée, le Premier ministre chinois n'a pas participé à deux réunions discrètes organisés par Obama. Il a envoyé trois diplomates. Obama a élevé le ton en disant qu'il aurait bien aimé pouvoir négocier avec quelqu'un qui avait une vraie autorité politique"

DNA mardi 22 décembre 2009picto

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