Congo / Routier : Challenges contre le Nouvel Obs (Rue89)

Gilles Klein - - 0 commentaires

Dans Challenges, Airy Routier (un des rédacteurs en chef du Nouvel Obs) publie le 19 février une chronique indulgente pour le président du Congo, en évoquant son maigre patrimoine immobilier. Mais, comme le signale Rue89, le même jour, le Nouvel Obersvateur publie une enquête nettemement plus négative pour le leader congolais. Challenges et le Nouvel Observateur appartiennent au même groupe de presse, propriété de Claude Perdriel.


"Le président du Congo victime de la malveillance anglo-saxonne" titre le billet situé en bas à droite de la page consacrée à la chronique de Routier et Fauconnier dans Challenges. Billet qui cite un ministre congolais avec lequel l'auteur a petit déjeuné.

pictoChallenges du 19 février 2009

Puis il ajoute : "De fait, il n'y a aucune raison de mettre le président du Congo dans le même sac que son gendre Omar Bongo (Gabon), ou que Teodoro Obiang (Guinée équatoriale). Mais les trois chefs d'Etat sont victimes d'une opération de déstabilisation des pays du golfe de Guinée, aux réserves de pétrole considérables, à l'initiative des Anglo-Saxons."

Titrée "Les affaires françaises de «Papa» Bongo" l'enquête du Nouvel Observateur est moins indulgente ""Denis Sassou Nguesso, président du Congo, possède notamment un hôtel particulier au Vésinet, une banlieue chic de Paris. Les enquêteurs ont établi que onze membres de sa famille détenaient pas moins de dix-huit propriétés de luxe en France et ont identifié 112 comptes bancaires à leur nom dans les établissements hexagonaux."

Le directeur de la rédaction de Challenges, Vincent Beaufils, explique à Rue89 : "Cette parution la même semaine est vraiment regrettable, je ne veux pas que Challenges apparaisse comme un contrepoint du Nouvel Observateur. Mais 'Double Je' est une rubrique très éditorialisée, où je demande aux chroniqueurs d'avoir un point de vue sur ce dont ils parlent."

"Pour Airy Routier, cette affaire est "une tempête dans un verre d'eau". Jamais sanctionné après son scoop non confirmé sur le SMS de Sarkozy à son ex-femme, il est très contesté à L'Obs comme à Challenges, dont les journalistes citent plusieurs exemples d'articles un peu "légers" d'un point de vue factuel" conclut Rue89

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