Confusion dans le massacre du Texas
Gilles Klein - - 0 commentairesHassan Malik ou Hasan Malik pour l'AFP, Nidal Malil Hasan pour AP, le tireur fou qui a fait, jeudi soir heure française, 13 morts dans une grande base américaine du Texas ,a provoqué une grande confusion dans les médias.
Vendredi matin, le site Internet de Fort Hood, la plus grande base militaire américaine, n'avait pas de gros titre sur le massacre, juste un texte défilant dans un bandeau, précisant que ce vendredi serait un jour de recueillement "Friday is day of mourning". On remarque à droite, sous un char, le slogan de la base réputée pour son confort "Fort Hood, The Great Place"
Dans les premières heures, on parlait de plusieurs tireurs, de plusieurs dizaines de morts. Finalement, il y a aurait un seul tireur avec un nom à consonance musulmane, d'où l'arrière pensée de motifs idéologiques lié à la religion, plutôt qu'un simple coup de folie On a appris qu'il était psychiatre dans l'armée, et se disait persécuté. L'enquête expliquera peut-être ses vraies motivations.
La base où s'est déroulé l'incident a été totalement fermée, et les communications téléphoniques coupées avec l'extérieur pendant cinq heures. Les chaînes d'information américaines ont donc peiné à trouver des informations fiables. Fox News a interrogé un cousin de Hasan qui l'a présenté comme un "bon Américain".
Mais ensuite c'est CNN qui a été plus réactif en étant le premier à avoir son correspondant venu de Dallas, sur place., puis en diffusant le premier les images d'une caméra de surveillance montrant Hasan, faisant ses courses, quelques heures avant le massacre. Par contre, Fox News qui diffusait l'émission du chroniqueur O'Reilly a gardé son format habituel, n'a pas coupé les publicités. Ses téléspectateurs ont du voir des pubs pour le magasin en ligne des colifichets d'O'Reilly avant de voir la conférence de presse du porte-parole de l'armée.
| Le site Internet de Fox News a parlé de 12 morts et 30 blessés. On a dit que l'homme était mort, puis qu'il avait été touché quatre fois, était hospitalisé et inconscient. "Deux soldats ont été interpellés, puis libérés" Des "officiels d'agences fédérales" ont déclaré à AP qu'Hasan avait attiré l'attention il y a six mois lorsque des messages Internet ont évoqué des menaces de bombes. Mais on ne sait pas s'il en était l'auteur.... Un ancien voisin d'Hasan déclare qu'il y avait le mot "Allah" sur la porte de la maison où Hasan a habité avec son frère pendant deux ans. Le "Council on American-Islamic Relations" précise qu'il ne sait rien d'Hasan. |
"Aucune idéologie politique ou religieuse ne peuvent justifier ou excuser une telle violence gratuite et aveugle." dt le communiqué d'une association musulmane citée par l'AFP |
Vendredi matin, AP expliquait : " Il faisait l'analogie dans ses mails entre l'abnégation de militaires donnant leur vie pour sauver leur peloton, et les kamikazes. (...) Selon Faizul Khan, l'ancien imam de la mosquée où Hasan avait autrefois ses habitudes, à Silver Sprint, dans le Maryland, le suspect s'était inscrit à un programme pour trouver une épouse, notant comme lieu de naissance Arlington, en Virginie. Mais il disait être de nationalité palestinienne. "Je ne sais pas pourquoi il avait noté 'Palestinien', il n'était pas né en Palestine". Mais en tout cas, rien ne laissait supposer qu'il avait des opinions radicales, a ajouté M. Khan. "Nous discutions à peine de politique. Nous parlions surtout de questions religieuses, rien qui ne prête à controverse".