Comment l'image de BP a sombré (Les Echos)
Gilles Klein - - 0 commentaires"La « légèreté » du PDG et une gestion « autiste » de la crise ont fait voler en éclats la crédibilité du groupe pétrolier, qui souffre d’un double déficit d’humilité et de pédagogie" estime le quotidien Les Echos a propos de BP et de la marée noire.
"Rarement icône de la City aura vu son image laminée en si peu de temps. Pour BP, ce ne sont pas seulement 100 milliards de dollars de capitalisation boursière qui sont partis en fumée (...) C’est aussi le capital-image d’une des firmes pétrolières les plus respectées de la planète qui s’est volatilisé sur une erreur de maintenance du « bloc obturateur » du puits Macondo, à l’origine du désastre. Face au tir croisé des médias américains, du Congrès et même de la Maison-Blanche, malgré les services d’une armada de consultants (Ogilvy PR Worldwide, The Brunswick Group et le conseil en communication de crise Purple Strategies…), BP a été pris constamment en défaut. (...) « Last but not least », le groupe britannique a dû justifier, début juin, le recrutement d’Anne Womack-Kolton, une ancienne collaboratrice de Dick Cheney – considéré comme un des principaux instigateurs de la collusion entre le lobby pétrolier et les organes de régulation –, au poste de responsable de la communication de BP aux Etats-Unis. (...) Le choix d’une proche de Dick Cheney est perçu comme une provocation par certains élus démocrates." «Un nouveau 11 Septembre pour les Américains» «Une série de maladresses à un rythme incroyable» «BP connaît son quart d'heure de honte, et il peut lui être fatal» trois patrons d'agence de publicité et de communication (TBWA France, Euro RSCG C&O, Publicis Consultants) analysent la crise .Les Echos mardi 29 juin 2010 ![]() |
L'occasion de consulter notre observatoire Marée noire : BP communique en ligne
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