Climat : les sceptiques attaquent (Libération)

Gilles Klein - - 0 commentaires

"Le Giec, organisation de l’ONU à la fois savante et militante, principal appui du mouvement contre le réchauffement climatique, se retrouve au centre d’une polémique aussi brûlante que ses prévisions à long terme sur le climat." explique Laurent Joffrin dans son éditorial.

"Nolens volens, une série d’erreurs partielles, d’approximations et d’occultations de données (certes explicables) ont apporté une eau plus ou moins limpide au moulin des climatosceptiques parmi lesquels Claude Allègre se distingue par son opiniâtreté. Certains de ces non-croyants sont politiquement orientés ou bien liés à des intérêts économiques. Mais d’autres sont de bonne foi (...) Pourquoi ne pas écouter ces critiques, quitte à les réfuter? Plusieurs voix demandent une réforme du Giec, qui laisserait plus de place aux opinions dissidentes. N’est-ce pas la règle dans toute controverse scientifique? La vérité sur le climat n’a rien à perdre à cette confrontation." ajoute Joffrin.

Libération explique ce qu'est le Giec : «Le Giec, c’est 450 auteurs principaux, et plus de 800 auteurs contributeurs, explique Amadou Gaye, directeur du laboratoire de physique de l’atmosphère et des océans de l’université de Dakar, pour l’essentiel, ce sont des scientifiques dont les publications montrent qu’ils sont au cœur de leur discipline. Ils sont volontaires et bénévoles pour faire un travail collectif d’évaluation des recherches menées à travers le monde sur le climat. On y trouve les leaders scientifiques des pays riches, mais aussi des chercheurs des pays du Sud. (...) Depuis son premier rapport, en 1990, le Giec joue un rôle d’intermédiaire entre la société (gouvernement, médias, citoyens) et la sphère scientifique. (...) La question devient alors: les gouvernements peuvent-ils se passer du Giec qu’ils ont créé?»


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